-- -- -- / -- -- --
Nationale

Quel châtiment pour les ravisseurs d’enfants ?

Quel châtiment pour les ravisseurs d’enfants ?

La famille de la petite Nihal si Mohand continue d’espérer retrouver saine et sauve leur petite fille. Toute la région est sur le qui-vive.

Depuis le 21 juillet, date de la disparition de la petite âgée à peine de 4 ans, citoyens et forces de sécurité n’ont cessé de sillonner et de passer au peigne fin tous les recoins du village d’Aït-Abdelouahab, dans la daïra des Ouacifs au cœur de la Kabylie. Si le manque d’informations officielles a laissé place aux polémiques et autres rumeurs, d’aucuns s’accordent à qualifier cette méthode de non productive.

Même si le secret de l’enquête peut se révéler capital, il aurait été plus judicieux que quelques informations soient fournies pour rassurer, même momentanément, les Algériens dont beaucoup restent très attentifs à ce genre de drames.

Ces dernières années le nombre grandissant d’enlèvements, dont beaucoup ont connu des fins tragiques, a poussé le ministre de la Justice à donner des garanties quant à l’application stricte et intransigeante de la loi contre les auteurs.

En effet, si pour le seul fait d’enlèvement d’enfant sans violence l’auteur peut encourir jusqu’à cinq années de réclusion, comme le stipule le code pénal dans son article 326 : « Quiconque, sans violences, menaces ou fraude, enlève ou détourne, ou tente d’enlever ou de détourner un mineur de moins de dix-huit ans, est puni d’un emprisonnement d’un (1) à cinq (5) ans et d’une amende de cinq cents (500) à deux mille (2.000) DA », l’enlèvement suivi de viol ou de maltraitance est pour sa part sévèrement puni.

Loin de faire dans le tragique ou encore de placer le cas de la petite fillette dans ce contexte, -au Jeune Indépendant notre seul souhait reste bien évidemment que cette disparition connaisse un dénouement heureux-, il serait toutefois utile de rappeler qu’avec la multiplication ces dernières années d’actes d’enlèvement d’enfants, où aucune région n’a été épargnée, le code pénal a été renforcé dans la loi n°14-01 du 04 février 2014 par de nouveaux textes, avec des sanctions plus sévères liées à l’enlèvement et la séquestration, comme l’article 293 bis 1 de l’ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966 portant code pénal, modifiée et complétée, qui dispose : « Est puni de la réclusion à perpétuité quiconque, par violences, menaces, fraude ou par tout autre moyen, enlève ou tente d’enlever un mineur de moins de dix-huit (18) ans… »

Le législateur a en plus porté la sanction à la peine capitale dans le cas où la personne enlevée a été soumise à des tortures ou à des violences sexuelles ou si l’enlèvement avait pour but le paiement d’une rançon, ou encore s’il s’ensuit le décès de la victime.

Il est ainsi précisé dans le même article que : « … Si la personne enlevée a été soumise à des tortures ou à des violences sexuelles ou si l’enlèvement avait pour but le paiement d’une rançon ou s’il s’ensuit le décès de la victime, le coupable est passible de la peine prévue à l’alinéa premier de l’article 263 du présent code. 

Sous réserve des dispositions de l’article 294 ci-dessous, le coupable ne bénéficie pas des circonstances atténuantes prévues par le présent code. »

Seulement, bien que la peine de mort soit mentionnée dans le code pénal, dans la pratique elle est abolie depuis 1992, notamment après la signature par l’Algérie d’un moratoire onusien proclamant son gel.

Ces dernières années, les Algériens avaient vécu dans la psychose lorsque pas moins de 8 enfants avaient été sauvagement exécutés par leurs ravisseurs.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email