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Nationale

Quel bilan une année après ?

Quel bilan une année après ?

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal devra rencontrer les walis au Palais des Nations durant la première quinzaine du mois en cours.

Sellal devra, cette fois, faire le bilan de l’année passée où il avait exhorté les walis à plus de transparence dans le traitement des projets et à un véritable surpassement de soi pour booster l’économie nationale.

A-t-il été entendu ? Les walis seront ainsi évalués sur les créations d’activités et d’emplois, l’implantation d’investissements et d’entreprises et l’évolution de l’attractivité économique des territoires dont ils ont la charge et la responsabilité. Le sujet phare qui devra être abordé et qui a pris une place importante est le phénomène de la bureaucratie qui semble tenir à cœur au Premier ministre.

Ce dernier leur a indiqué que la relation de l’administration locale avec l’entrepreneur « ne doit plus se limiter à une prestation administrative de délivrance d’autorisations ou d’agréments » mais qu’il s’agit de mettre en place des dispositifs d’accompagnement continu en amont et en aval où le wali serait un véritable VRP (Vendeur, Représentant et Placier ou représentant commercial) de sa wilaya en allant démarcher les potentiels investisseurs et en faisant la promotion des atouts de ses communes et daïras.

C’est aux walis aujourd’hui qu’échoit la prérogative d’octroi du foncier industriel qu’il relève du domaine privé de l’Etat, d’actifs résiduels d’EPE ou des terrains des zones industrielles ou d’activités. Même les secteurs d’activités à encourager ont été définis par le chef de l’Exécutif.

Il s’agit de l’agriculture et de ses industries de transformation, du tourisme, de la pétrochimie, des nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi que des énergies renouvelables.

Sellal a relevé des lourdeurs dans les procédures de constitution des dossiers d’investissement, d’où son appel en direction des responsables au niveau des wilayas à les alléger tout en apportant leur aide au gouvernement dans le combat contre la bureaucratie : « La complexité des procédures, les confusions de prérogatives et de missions, les réflexes de passivité sont autant de verrous qu’il nous faire sauter pour libérer les potentialités nationales et la créativité de nos opérateurs économiques. 

Il faut mettre fin aux comportements bureaucratiques qui paralysent les initiatives et portent préjudice à notre crédibilité et à notre économie », a-t-il dit l’année dernière. Une année après, les walis ont-ils joué le jeu ?

Ont-ils facilité les projets dans leur fief respectif ? Toutes ces questions et ces interrogations devront être débattues lors de cette rencontre qui s’annonce difficile pour certains d’entre eux, qui n’ont pas pu ou su mettre en harmonie ces orientations.

Le second point à débattre lors de cette rencontre concerne l’insécurité, l’insalubrité et l’occupation anarchique des espaces publics. Presque toutes les villes d’Algérie, à l’exception de quelques-unes, sont devenues sales et invivables. Après cette rencontre, un vaste mouvement touchera plus d’une dizaine de walis qui seront remerciés ou appelés à d’autres fonctions.

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