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Nationale

Quel bilan pour le 12e DGSN Abdelghani Hamel ?

Quel bilan pour le 12e DGSN Abdelghani Hamel ?

Créée le 22 juillet 1962, soit juste après l’indépendance du pays, la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), a connu durant son existence plusieurs directeurs généraux à sa tête. A la tête de l’instance depuis 2010, le général-major Abdelghani Hamel a pris les commandes de la DGSN quelques mois seulement après l’assassinat d’Ali Tounsi.

Sept ans après, quel bilan pour Hamel ? Depuis son arrivée, Abdelghani Hamel a été l’auteur de plusieurs réformes à la DGSN, malgré le grand coup dur porté à son image après le soulèvement « inattendu » et surprenant des policiers en 2014, qui avançaient plusieurs revendications à caractère social et professionnel. Abdelghani Hamel est derrière la création en 2016 du GOSP (Groupement des opérations spéciales de la police) devenu l’un des meilleurs groupes d’élite dans le monde.

C’est encore lui qui est derrière la mise en place d’une police africaine, Afripol, à Alger. Afripol, qui est une antenne de l’Interpol (Police internationale), aura désormais une grande stratégie harmonieuse pour faire face aux multiples menaces de la grande criminalité et du terrorisme, et ce, grâce à l’initiative de « l’architecte » Hamel.

En sept ans, le 12e directeur général de la Sûreté nationale a su propulser la Police algérienne vers l’international et est derrière les nombreuses réformes internes qui ont eu lieu durant cette période.

GOSP, l’œuvre d’Abdelghani Hamel

Le Groupement des opérations spéciales de la police est un groupe d’élite composé essentiellement de policiers de choc, notamment ceux de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) et ceux de la Gendarmerie de la Section de sécurité et d’intervention (SSI).

L’idée de sa création avait commencé en mars 2015 et elle n’est autre que celle de Hamel qui, quelques années après son investiture à la tête de la DGSN, a vu qu’il était nécessaire de créer une unité de choc et d’élite capable de faire face au grand banditisme, au terrorisme mais aussi à la grande criminalité.

C’est ainsi que le général-major Hamel s’est déplacer en 2015 en France pour « récolter » l’expertise de la Police française, notamment de son groupe d’élite connu sous le nom de RAID. L’immense majorité des policiers du GOSP provient des groupes de choc de la police comme la BRI (Brigade de recherche et d’intervention) ou la BMPJ (Brigade mobile de la police judiciaire).

Cependant quelques membres proviennent des URS (Unités républicaines de sécurité) et des autres corps. Les policiers du GOSP sont formés au DSI (Détachement spécial d’intervention), l’équivalent du GIGN français.

Ils sont formés au combat urbain, semi-urbain, en milieu clos et au combat rapproché. Ils se sont beaucoup inspirés de leurs homologues français du RAID et reçoivent également une formation au Groupe des opérations spéciales (pt) portugais.

Le GOSP est positionné dans trois villes du pays : son quartier général se situe à Boumerdès à l’est d’Alger. Deux unités d’appoint sont implantées à Oran et à Constantine, ce qui permet au GOSP d’être rapidement sur place en cas de nécessité. Le GOSP comprend de 300 à 500 membres.

Par ailleurs, cette unité peut être appuyée par les unités de la BRI ou des SSI de la gendarmerie. Pour rentrer dans le GOSP il faut avoir été policier pendant au moins trois ans et être admis aux sélections.

Les missions du GOSP sont : Lutte antiterroriste urbaine et libération d’otages, neutralisation de forcenés ou de malfaiteurs dangereux, participation à des opérations de police judiciaire, escorte lors de transfert de détenus dangereux, protection rapprochée et escorte de hautes personnalités et enfin assistance civile et participation aux opérations anti-gang.

Sport chez la Police, un intérêt majeur pour Hamel

Depuis son arrivée à la tête de la Sûreté nationale, le général major Abdelghani Hamel a placé le sport, dans ses différentes disciplines, parmi ses préoccupations majeures, car le DGSN savait qu’avec le sport c’est la vitrine de la Police algérienne qui sera propulsée tant au niveau national qu’à l’étranger. Le sport dans les milieux de la Police ne cesse de connaître une nette progression au fil des années.

C’est d’ailleurs la « Lettre du Policier » portée par le patron de la DGSN qui explique cela. D’emblée, Hamel a expliqué qu’il porte un intérêt majeur au sport au sein de la corporation, d’autant que les résultats obtenus par les policiers ont dépassé toutes les aspirations de la DGSN.

« Le mouvement sportif national ne cesse de témoigner sa reconnaissance à la Sûreté nationale eu égard à la contribution sans précédent de l’Association sportive de la Sûreté nationale durant les quatre dernières années, couronnée par d’excellents résultats ».

C’est ce qui est rapporté dans la « Lettre du Policier ». « Cette reconnaissance trouve son explication dans les exploits retentissants obtenus par les sportifs de la DGSN, qui se sont distingués de fort belle manière durant la période sportive 2013-2016, tant sur le plan national qu’international, avec 158 médailles, (70 en or, 40 en argent et 48 en bronze) dans les différentes compétitions, avec à la clé une première place et une excellente organisation du championnat arabe de judo qui s’est déroulé à Alger du 2 au 6 juin 2014 », y est-il ajouté.

Par ces résultats, Abdelghani Hamel n’a pas caché sa grande satisfaction. Un bonheur qui répond à sa politique lui qui, faut-il le rappeler, est à la tête de la Police algérienne depuis quatre ans déjà.

Les gardes à vue, le souci majeur de Hamel

Lors de ses multiples visites opérationnelles à travers plusieurs sièges de police, le Directeur général de la Sûreté nationale Abdelghani Hamel a donné des instructions fermes aux policiers sur la préservation des droits des personnes placées en garde à vue dans les commissariats de l’ensemble du territoire national. C’est une nouvelle réforme à laquelle Hamel accorde un grand intérêt.

Pour éviter tout dérapage ou dépassement qui peuvent survenir entre policiers et détenus suspects Hamel a été intransigeant à l’encontre de ses éléments afin d’éviter de des « incidents ». Présidant Afripol (Police africaine) depuis septembre 2016, la Police algérienne est appelée à donner l’exemple.

Le patron de la police a également mis en exergue l’importance de respecter les droits de l’homme tout en appelant les policiers à réserver le meilleur accueil aux citoyens au niveau des commissariats.

En tournée dans les commissariats de police d’Oran, d’Alger et bien d’autres du pays, Abdelghani Hamel avait inspecté les cellules où sont détenues les personnes suspectes (en garde à vue) pour s’enquérir de visu des conditions de détention, appelant toujours les policiers à respecter les droits des personnes placées en garde à vue.

Le DGSN avait également appelé ses troupes à la nécessité de fournir toutes les conditions et les garanties juridiques qui accompagnent les procédures de détention des personnes en garde à vue. « La procédure de garde à vue est soumise aux règles posées par le code de procédure pénale. Elle doit être faite depuis le début de l’enquête jusqu’à la présentation des personnes suspectes devant la justice », avait déclaré le DGSN.

Afripol, un autre point remporté par Hamel

Le général-major Abdelghani Hamel a été le véritable initiateur et architecte de la création d’Afripol (Africain Police Office) en 2015. C’est après un véritable marathon de plus de deux années, avec la collaboration d’Interpol (Police internationale) que le patron de la DGSN a pu concrétiser le vœu en installant à Alger le siège d’Afripol.

L’idée de la création d’Afripol avait commencé à se matérialiser lors de la 22e conférence régionale africaine d’Interpol, tenue du 10 au 12 septembre 2013 à Oran, qui avait vu l’adhésion unanime des 41 chefs de police africains présents.

La conférence africaine des directeurs et inspecteurs généraux de police sur Afripol, organisée à Alger les 10 et 11 février 2014, a traduit dans les faits les aspirations légitimes des chefs de police, à travers l’adoption unanime du document conceptuel et de la déclaration d’Alger.

A l’occasion du 23e sommet de l’Union africaine qui a eu lieu à Malabo en Guinée-Équatoriale du 20 au 27 juin 2014, les chefs d’État et de gouvernement africains ont adopté la vision commune partagée par les chefs de police à travers la déclaration d’Alger.

Encore un point tout à l’honneur du général-major. Avec Afripol, les polices africaines peuvent facilement échanger des renseignements en matière de criminalité internationale, de terrorisme, de stupéfiants, de trafic d’armes, au sein de l’Afrique.

L’Afripol permettra l’élaboration d’une stratégie africaine harmonisée de lutte contre la criminalité comprenant la conception, la mise en œuvre. Elle facilitera également le renforcement des capacités analytiques des polices africaines en matière d’évaluation des menaces criminelles et d’élaboration de réponses appropriées et la consolidation de la coordination des forces de police déployées dans le contexte des opérations de soutien de la paix. 

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