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Nationale

Quatre syndicats appellent à une grève les 28 et 29 avril

Quatre syndicats appellent à une grève les 28 et 29 avril
La voie de la contestation.

Une grève sera observée les 28 et 29 avril par les enseignants de l’éducation nationale à l’appel de quatre syndicats du secteur, à savoir le SNAPEST, le CNAPESTE, le CLA et l’ONEE. Cet arrêt de travail de deux jours est l’expression de « la colère » des enseignants vis-à-vis « de la méthode adoptée par le ministère de tutelle » dans l’élaboration du nouveau statut particulier du secteur, a fait savoir ce lundi la coalition syndicale dans un communiqué.

A l’issue des assemblées générales et des conseils de wilaya, organisés par les quatre syndicats au niveau national, le verdict est tombé. La coalition des syndicats des enseignants a choisi la voie de la contestation. Sa base a opté pour une grève de deux jours, les 28 et 29 avril prochain.

Dans un communiqué commun, rendu public ce lundi, quatre syndicats, à savoir le Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (SNAPEST), le Conseil des lycées d’Algérie (CLA), le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (CNAPESTE) et l’Organisation nationale des enseignants de l’éducation (ONEE) ont dénoncé l’ambiguïté » et « la politique d’opacité » concernant le contenu de ce dossier important.

La coalition syndicale s’insurge, une nouvelle fois, contre ce qu’elle considère comme une « exclusion » de l’élaboration du statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l’éducation nationale. Elle déclare « dénoncer la méthode adoptée par le ministère » de tutelle dans l’élaboration du statut particulier des enseignants et travailleurs de l’éducation nationale. Elle refuse ce qu’elle qualifie de « politique de fuite en avant » des responsables du secteur, ce qui aggrave, selon elle, les craintes des syndicats et des enseignants.

La coalition regrette « l’entêtement » du ministère et la non-application des instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à restaurer la place de l’enseignant, notamment le souci d’améliorer sa situation financière, morale et sociale en vue de soutenir davantage sa relation avec ses élèves, et d’améliorer ses performances pour atteindre l’école de qualité tant souhaitée.

La coalition syndicale insiste sur le fait que le futur texte ne doit pas remettre en cause les acquis matériels, moraux, économiques et sociaux de l’enseignant.

Aussi, les syndicats signataires du communiqué réclament la « révision du régime indemnitaire, avec la participation de tous les partenaires sociaux ». La révision du statut particulier de l’enseignant est, en effet, l’une des principales revendications des syndicats. « Celle-ci nécessite un dialogue sérieux et approfondi, avec une réelle participation des partenaires sociaux, car les injustices qui peuvent en découler ne seront pas rattrapées par le régime indemnitaire ». Ce dernier « ne remplace pas le statut particulier mais le complète », notent le CNAPESTE, le SNAPEST, le CLA et l’ONEE.

« La méthode adoptée par le ministère de l’Education nationale dans l’élaboration du projet de statut particulier des enseignants du secteur et son refus de remettre, comme convenu lors de la réunion du 25 octobre 2021, une copie en version papier aux syndicats sont problématiques », lit-on dans le même communiqué.

Tout en renouvelant leur disponibilité à un dialogue sérieux et à une consultation efficace, les quatre syndicats appellent les collègues et enseignants, hommes et femmes, à être constamment prêts à faire en sorte que les différentes décisions annoncées dans les déclarations de la coalition des syndicats d’enseignants soient un succès, et ce afin de protéger les acquis et de faire aboutir leurs revendications.

 

 



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