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Nationale

Quatre ans de prison requis contre le journaliste Khaled Drareni

Quatre ans de prison requis contre le journaliste Khaled Drareni

Le procureur de la république près le tribunal de Sidi M’hamed a requis ce lundi 4 ans de prison ferme, 100 000 dinars d’amende et 4 ans de privation des droits civiques à l’encontre du journaliste Khaled Drareni et les deux activistes Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche.

Arrêtés le saemedi 7 mars dernier, lors d’une manifestation du hirak, les trois prévenus dont deux d’entre-deux (Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche) ont bénéficié le 2 juillet passé d’une remise en liberté provisoire, sont accusés d’« incitation à l’attroupement non armé » et « d’atteinte à l’unité nationale »

Par ailleurs, le site Casbah Tribune dont Khaled Drareni est le proprietaire a publié sur sa page Facebook, des déclarations de Khaled Drareni devant la juge près le tribunal de Sidi Mhamed à Alger où s’est ouvert le procès du journaliste et ses co-accusés Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche (en liberté provisoire).

Khaled Drareni a expliqué : « J’ai pratiqué mon travail de journaliste indépendant et libre, j’ai couvert les marches du mouvement, y compris les manifestations pro-vacances, lorsque je donne au lecteur l’information et c’est un droit constitutionnel du citoyen, lorsque je ne partage pas la haine et la vérité, je garde l’unité Patriotisme.. Je suis un journaliste impartial qui ne fait que mon travail. »

La juge affronte Khaled Drarni avec des publications critiques de l’autorité et Khaled Drareni répond : « Je suis journaliste et citoyen et j’ai le droit de donner mon avis mes publications ne contiennent pas d’insultes . »

Interrogé par le juge sur le fait d’avoir publié la déclaration de l’alternative pour la transition démocratique, Drareni a répondu : « Je suis journaliste, je ne trouve pas de problème dans la transmission d’une déclaration à des partis initialement agréés par l’autorité ! C’est au fond mon travail. »

La juge demande à Khaled pourquoi il était présent le 7 mars. Khaled Drareni a expliqué : « J’habite à la rue Didouche, j’ai entendu la voix des manifestants et je suis descendu pour couvrir les manifestations, je n’ai pas appelé à l’incitation, mais j’ai fait mon travail de presse. »

A la fin de l’interrogatoire, la juge lui a fait savoir qu’il pouvait se reposer. Le journaliste a répondu : « je reste debout, je suis toujours debout ».

Khaled Drareni est poursuivi pour « incitation à un rassemblement non armé » et « atteinte à l’unité nationale ».
Il est le fondateur du site d’informations Casbah Tribune, correspondant de la chaîne française TV5 Monde et de l’ONG Reporters sans frontières (RSF) en Algérie.

Le 10 mars, il a été libéré et placé sous contrôle judiciaire après trois nuits passées en grade-à-vue. Le 29 du même mois, le tribunal de Sidi M’hamed l’a mis sous mandat de dépôt suite à une convocation à laquelle il s’est présenté.

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