-- -- -- / -- -- --


Op-Ed

Quand la sagesse algérienne fait échec aux semeurs de division

Quand la sagesse algérienne fait échec aux semeurs de division

La visite officielle effectuée à Alger par le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, ne se résume pas à un simple réchauffement diplomatique de circonstance. En foulant le sol algérien porteur d’un message direct du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, à l’attention du président Abdelmadjid Tebboune, le chef du gouvernement malien enterre définitivement plus d’une année de turbulences bilatérales.

Ce déplacement de haut vol envoie un signal clair à la communauté internationale et aux puissances tutélaires ou occultes. La page des tensions est tournée, et une telle entente barre désormais radicalement la route aux semeurs de troubles qui espéraient capitaliser sur les fractures entre voisins pour imposer leurs agendas au Sahel.

Depuis plusieurs mois, la bande sahélo-saharienne fait l’objet de convoitises et de manœuvres géopolitiques complexes destinées à fracturer le front commun des États souverains. Pourtant, la réalité de la géographie et la profondeur de l’histoire ont rapidement repris leurs droits.

Partageant plus de 1 300 kilomètres de frontières communes, l’Algérie et le Mali démontrent par cet acte politique fort que les relations de bon voisinage ne sauraient être dictées par des intérêts exogènes ou des ingérences étrangères.

En privilégiant la concertation directe, la confiance mutuelle, le respect absolu de la souveraineté et le principe de non-ingérence, les deux capitales renvoient dos à dos les vecteurs d’instabilité et les réseaux criminels qui exploitent traditionnellement les zones grises frontalières.

Cette dynamique conforte avec éclat une vérité géopolitique incontournable : la stabilité institutionnelle et sécuritaire du Mali est intrinsèquement tributaire de la sagesse et de la constance diplomatique algérienne.

À travers ses médiations successives et historiques qui ont abouti aux accords majeurs de 1990, de 2006 et de 2015 dans la crise malienne, l’Algérie a constamment démontré qu’elle était la nation la plus soucieuse de la stabilité de son voisin.

Profondément attachée au respect de la souveraineté des peuples et farouchement opposée aux ingérences extérieures, elle a toujours tenu le cap d’un partenariat équilibré, ancré dans la solidarité historique qui unit les deux nations depuis la lutte de libération nationale.

En actant cette convergence totale de vues, Bamako et Alger neutralisent définitivement les tentatives de déstabilisation régionale et posent les jalons d’un partenariat renouvelé et pragmatique.

Désormais, la voie est libre pour réactiver les grands chantiers structurants, qu’il s’agisse de la coopération sécuritaire transfrontalière, de la relance des commissions mixtes binationales ou de la valorisation des corridors économiques comme l’axe transsahérien. En refermant la parenthèse des incompréhensions, l’Algérie et le Mali rappellent au monde que le destin du Sahel appartient aux Sahéliens eux-mêmes, cimenté par la souveraineté partagée, la sagesse politique et la fraternité historique.



Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email