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Nationale

Quand la police rend agréable le séjour des estivants

Quand la police rend agréable  le séjour des estivants

Il est indéniable que nos étés sont très beaux et des plus agréables dans le littoral, plus particulièrement sur les plages de Tigzirt fortement sécurisées par les corps de police et de gendarmerie grâce à l’opération « Azur », lancée par la police pour cette saison 2015.

En effet, le chef de sûreté de la daïra de Tigzirt, le commissaire principal Abderrahmane Boulahbel, a déclaré mercredi dernier, à l’endroit de la presse, que sur les 48 250 estivants enregistrés depuis le début de la saison estivale, « mes services ont, à ce jour, enregistré 7 cas d’atteinte contre les personnes, 3 cas contre des biens de personnes, 2 cas concernant l’atteinte aux bonnes mœurs et enfin 3 autres cas ayant trait à la moralité ». L’atteinte à la moralité n’est en fait que la prise de photos de personnes sans leur consentement par des individus aux motivations douteuses.

Le chef de sûreté de la daïra de Tigzirt a reconnu que ce dernier cas relève d’un phénomène nouveau qui peut relever de la cybercriminalité. Le commissaire principal Abderrahmane Boulahbel a précisé que pas moins de 191 fonctionnaires de police sont mobilisés pour assurer la sécurité des estivants à la grande plage, qui relève de la compétence de la police en matière de sécurité, la protection des sites archéologiques de la ville côtière et, bien entendu, la sécurité routière.

La plage de Tassalast, sise à l’ouest de la ville, et celle de Feraoun, sise à l’est de la ville, sont sécurisées, quant à elles, par les éléments de la Gendarmerie nationale. « Toujours est-il que, précise le premier responsable de la police de Tigzirt, nous coordonnons nos efforts avec les gendarmes dans cette mission de protection du citoyen ».

En compagnie de leur guide le lieutenant Nabil Mokhtara, chargé de la communication à la sûreté de wilaya de Tizi Ouzou, les journalistes ont pu constater de visu la mise en place des mesures de sécurité. Il convient de signaler que la plage en question était archicomble en cette journée de mercredi 12 août. De l’avis même des estivants, les conditions sécuritaires sont irréprochables.

Le poste de police est situé à l’entrée de la plage, et les policiers, dans leurs uniformes blancs, veillent au grain. En mer, leurs moyens de déplacement ne sont autres que des barques motorisées. Sur la plage, ils ont à leur disposition deux engins à quatre roues, conçus spécialement pour rouler sur un terrain sablonneux. Il y a lieu de préciser – car la précision est de taille – que ceux qui créent l’insécurité pour les estivants, notamment les familles, ne sont autres que les petits voyous ou tout simplement des individus qui manquent de civisme.

Bien souvent, les rixes sur nos plages ont pour origine le comportement de ces derniers qui, avec leurs mauvaises manières, tentent de faire les jolis cœurs devant une dame ou une jeune fille, d’où une réaction violente du mari, du fiancé ou du frère. Aussi, depuis que les gendarmes et les policiers ont investi les plages dans le cadre de leurs missions républicaines, les familles apprécient beaucoup plus les bienfaits de l’eau de mer et le sable doré.

De la grande plage, que nous avons quittée presque à regret en direction du centre-ville, rendez-vous est pris avec le chargé de la sécurité routière, le lieutenant Haroun Houadj. Cet officier de police a affirmé que durant les jours de semaine, cinq à six mille voitures arrivent quotidiennement à Tigzirt, en comptant seulement les véhicules arrivant par la RN 24.

Durant le week-end, leur nombre peut atteindre 8 000 véhicules. A relever que le lieutenant Haroun Houadj n’a pas évoqué la RN 72 qui relie Tigzirt à Tizi Ouzou. Il va sans dire que le trafic routier de la RN 72 est plus important que celui de la RN 24. Une telle réalité renseigne sur la mission délicate de la police de la circulation routière à Tigzirt lors des saisons estivales. Pour rappel, depuis quelques années, si l’on veut rouler aisément sur la route de Tigzirt, il faut attendre le milieu de la nuit.

Prenant congé du lieutenant Haroun Houadj, les journalistes et leur fidèle guide, le lieutenant Nabil Mokhtara, prirent la direction de la sortie est de la ville pour rejoindre l’équipe de policiers, munis de radar, qui surveille la route, notamment pour identifier les fous du volant. Sur cet axe routier, la vitesse maximale autorisée est limitée à 50 km/h. « Depuis ce matin, nous avons identifié cinq chauffeurs en infraction grâce à ce radar », nous a confié un agent de police, avant de nous donner diverses explications sur la manière avec laquelle sont arrêtés puis sanctionnés les conducteurs non respectueux du code de la route.

Une fois que les données sont fournies par le radar concernant le véhicule roulant à une vitesse non autorisée, l’équipe manipulatrice du radar communique les données du véhicules en question à une autre équipe de policiers, laquelle dresse un barrage à environ 500 mètres plus loin, plus exactement à hauteur du village de Feraoun, c’est-à-dire au carrefour dont l’un des chemins mène directement à la plage, connue sous le nom de « Plage de Feraoun ».

La vigilance de la police routière est certainement à saluer puisque plusieurs familles, souvent sans le savoir, sont protégées d’un deuil. Feraoun a été la dernière étape pour la presse, du moins en ce qui concerne le travail. En effet, la prochaine étape fut tout simplement le restaurant de la BMPJ, sis à Sidi Saïd Amar.

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