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Op-Ed

Qassamane !

a… qu’il n’est plus le nôtre ce Novembre de la narquoiserie collant à l’emblème, faussant l’harmonie de notre hymne, profanant l’âme des moudjahidine, violant le serment de Qassamane, reniant les héros, intronisant les Judas, rétablissant les harkis…

Si vous le repreniez ce Novembre-là !
Il n’est pas celui du peuple. Non.
Le peuple, lui, on lui a égaré son Novembre légitime pour qu’il soit contraint de reconnaître un Novembre adultère.

Novembre, le vrai, c’est cette déclaration s’adressant au peuple : « Pense un peu à ta situation humiliante de colonisé, réduit sur son propre sol à la condition honteuse de serviteur et de misérable surexploité par une poignée de privilégiés, classe dominante et égoïste qui ne cherche que son profit…. » Voilà comment parlait Novembre de 1954, l’authentique, avant que l’indépendance ne bâillonne sa voix, ne piétine sa dignité et ne remplace le peuple par les flibustiers qui se connaissent et se reconnaissent dans les « Mesdames et Messieurs ».

Alors, si vous le repreniez ce Novembre-là !
Bi-n-nazilati l-mahiqat, qu’il est le vôtre.
Mettez-le donc à la poubelle des chefs-traiteurs qui auront à satisfaire l’appétit des hautes personnalités dévorant un méchoui dans les fastueux salons des palais de la République, où justement le sourire narquois de l’emblème jubilera aux quatre vents du monde.

Si vous le repreniez, ce Novembre-là !
Wa-d-dimaʾi z-zâkiyâti t-tahirat, que c’est votre billet gagnant de la loterie maculée du sang du chahid. Du démocrate destin ravi au peuple aujourd’hui doublement colonisé par les ravisseurs de son Novembre légitime.

Reprenez-le !
Wa-l-bunoud il-lamiʿâti l-khafiqat,que c’est le père Noël qui a transformé le temps des léopards de la Toussaint, Fi-l-jibali e-chamikhati e-chahiqat, en un souffle du paradis qui porte votre étendard d’oppression sans l’aval d’Allah.
Si vous le repreniez, ce Novembre-là !

A vous, il est. A l’ex-colonisateur qui plante, face à une caméra algérienne, le portrait officiel de son Président au-dessus de la tête du nôtre aux Invalides, ces invalides de la honte invalidant notre verbe, notre être en présence de nos symboles du pouvoir. Jetez-le, tant que vous y êtes, à la Seine qui vous narrera la vaillance, la bravoure et la dignité de la génération qui a hurlé le « Nahnu thurna fahayatun aw mamat » à la gueule de De Gaulle, de Papon, d’Aussaresses et de tous les tortionnaires qui ont tenté de dominer ce peuple.

Ce peuple qui, au monde entier, avait exporté la justesse de sa cause libératrice, mérité le respect de toutes les races dominées, inspiré les révolutions, semé l’espoir aux quatre coins de l’impérialisme cette wa′aqadna l-′azma ′antahya l-jazaïr.
Ce Novembre-là a bien été le nôtre, notre halal, notre djihad. Notre héritage. Notre mémoire. Celle que vous hypothéquez aujourd’hui sous le regard du même peuple pour satisfaire « Monsieur et Monsieur de, Madame et Madame de » aux dépens d’une Algérie que vous déplumez sans conscience…. Une Algérie qui saura réussir à libérer son authentique
1er-Novembre.
Fa-chhadou ! Fa-chhadou ! Fa-chhadou !

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