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Nationale

Public et privé main dans la main

Public et privé main dans la main

Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, a annoncé ce lundi des projets de partenariats publics-privés dans le secteur des textiles avant la prochaine tripartite prévue au mois de juin.

« Nous nous sommes entendus avec l’UGTA et les opérateurs économiques pour quatre ou cinq projets de partenariat dans la filière textiles avant la prochaine tripartite », a-t-il déclaré ce lundi à Alger en marge d’une rencontre consacrée à la filière textile et cuirs.

Sans préciser le nom de ces entreprises, Bouchouareb a souligne l’indispensabilité du partenariat étranger pour satisfaire la demande locale et gagner des parts de marché à l’export. 

« Dans ce cadre, il a affirmé que son ministère est en phase de préparer les entreprises du secteur pour aller vers le partenariat étranger en considérant que c’est la voie la plus rapide pour se positionner sur le marché interne et gagner des marchés étrangers.

« Nous voulons faire des choses mais nous ne savons pas tout faire sans le partenariat étranger » », a-t-il admis. Lors de son allocution, Bouchouareb a dressé un tableau sombre de cette filière en difficulté depuis 30 ans.

Perte d’emplois, manque de compétitivité et de savoir-faire, recul technologique, désinvestissement… « Actuellement la production nationale de chaussures et de prêt-à-porter ne couvre que 4 % des besoins du marché national estimé à environ 400 milliards de dinars.

Les 96 % restants sont comblés par les importations », a-t-il regretté en considérant la situation inconcevable eu égard aux potentialités du pays. Evoquant la réorganisation engagée dans le secteur public marchand du textile, le ministre a cité la création du Groupe Getex en février 2015 ainsi que le mégaprojet de Complexe textile à Relizane en partenariat avec la Turquie.

« A travers, le Groupe Getex, actionnaire majoritaire, nous visons à structurer durablement l’ensemble de la filière pour voir émerger autour de lui des milliers de TPE et PME dans toutes les branches textiles et métiers de cette industrie », a-t-il affirmé en citant la confection et l’habillement, la tannerie, la chaussure et la maroquinerie, la distribution, l’ingénierie, la formation et les études.

Le ministre a rappelé que le Complexe de Relizane, qui exportera 60 % de sa production conformément à l’accord avec le partenaire turc, créera quelque 25 000 postes d’emploi, huit unités industrielles de tissage, un centre d’affaires, une école de formation aux métiers du textile et un pôle foncier résidentiel pour les personnels. 

Pour sa part, le secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs du textile et cuir, Amar Takjout, a insisté sur le recensement et l’organisation des entreprises publiques et privées des textiles et cuire existantes en Algérie, en affirmant qu’il y a 50 000 employés dans la filière.

« Si on veut relancer le résiduel textiles, il faudrait d’abord avoir des données sur les entreprises du secteur. Or, nous n’avons même pas de chiffres et même l’Office national des statistiques n’en détient pas », a-t-il fait remarquer. 

Le syndicaliste a recommandé aux opérateurs publics et privés de se regrouper autour d’une même table pour discuter de leurs problèmes et définir une stratégie commune pour faire redémarrer le secteur. « Les deux secteurs devrait s’exprimer avec une seule voix pour défendre la filière en terme de fiscalité et des autres contraintes qui entravent son développement », a-t-il préconisé. 

Takjout a également évoqué la disparition de la formation dans ce domaine depuis plus de 25 ans et la nécessité de tirer profit des modélistes, des stylistes et des designers existants. « Il y a des talents qui peuvent apporter beaucoup au secteur il faut juste leur tendre la perche et leur donner un espace pour exprimer leur savoir-faire », a-t-il insisté. 

De son côté, le président du FCE, Ali Hadad, a souligné la complémentarité entre le privé et le public. « Les entreprises étatiques détiennent les hangars et les assiettes foncières et nous autres entreprises privées nous avons la technologie et les équipements modernes en plus des jeunes compétences », a-t-il conclu. 

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