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Nationale

Protection des droits de l’enfant : «Il faut faire connaître à l’enfant ses droits»

Protection des droits de l’enfant : «Il faut faire connaître à l’enfant ses droits»

Le Réseau algérien pour la défense des droits de l’enfant (Nada) a célébré, hier, le 27e anniversaire de la convention des droits de l’enfant, adoptée par l’Algérie le 19/12/1989. Nada a organisé à cette occasion un séminaire sous le slogan : « L’intérêt de l’enfant au-dessus de toute considération 

L’implication de l’enfant dans la défense de ses droits constitue un élément essentiel dans cette démarche. En effet, lors de ce séminaire, les enfants ont joué le rôle principal en présentant un rapport définitif sur la situation des droits de l’enfant intitulé « Le droit dans la liberté et l’opinion des enfants ».

Un travail réalisé exclusivement par les enfants de trois wilayas du centre du pays et qui a concerné pas moins de 1 200 enfants.

Après une collecte d’informations faite à base de questionnaires distribués à des enfants de la tranche d’âge allant de 8 ans à 18 ans, les interrogeant sur l’environnement dans lequel ils évoluent, qu’il soit familial ou scolaire, des réponses intéressantes ont été recueillies.

Les résultats de cette enquête révèlent que l’enfant est en manque en matière de liberté d’expression, de lieux de divertissement et d’épanouissement, et surtout subit des violences. C’est ce que souligne le rapport présenté par les enfants et c’est dans cette optique qu’ils ont présenté leurs demandes aux autorités compétentes.

De son côté, le président du réseau Nada, Abderrahmane Arar, estime que l’Algérie a fait beaucoup de progrès dans la protection et la promotion des droits de l’enfant. La preuve étant la promulgation de la loi sur la protection de l’enfant, établie le 15/07/2015, et aussi la création de l’Instance nationale pour la protection et la promotion de l’enfance. Un acquis considérable pour notre pays ».

Portant les revendications plus loin, Arar n’a pas hésité a appeler à « l’amendement du code de la famille, dans ses article 65 et 66 relatifs à la garde et au droit de visite de l’enfant en cas de divorce, qui souvent posent problème », a-t-il souligné. Et d’ajouter : « Il faut revoir l’âge de la responsabilité pénale à 13 ans au lieu de 10 ans ».

Sur le plan juridique toujours, il a aussi fait référence au manque de décrets exécutifs « avec lesquels beaucoup de situations pourront être réglées ». Salima Souakri, ancienne championne de judo et figure importante des « droits de l’enfant », présente à cette journée, a déclaré que « beaucoup de choses ont été réalisées en matière des droits de l’enfant, mais on peut mieux faire ».

Et d’enchaîner : « Il faut faire connaître aux enfants leurs droits, c’est une démarche très importante ». Elle avoue avec amertume que « l’enfant souffre de la maltraitance sous toutes ses formes et dans différents milieux ». La championne de judo a appelé à cette occasion à cesser toute violence en Algérie.

Cette rencontre a vu aussi le témoignage de certains enfants ayant bénéficié de l’aide de Nada, à l’exemple de Romayssa qui a intégré ce réseau il y a une année, et aussi de Malek qui, à cette occasion, a lancé un appel pour sa prise en charge médicale, et d’une écolière à mobilité réduite rencontrant des difficultés quotidiennes.

Cet événement entre dans le cadre de la présentation par l’Algérie du cinquième et sixième rapport sur la situation des droits de l’enfant devant l’Instance internationale de la protection des droits de l’enfant à Genève en 2018. 

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