-- -- -- / -- -- --
Nationale

Projets sociaux et agricole : Tous les chemins mènent à Mansourah

Projets sociaux et agricole : Tous les chemins mènent à Mansourah

Pour la daïra de Mansourah, dépendante de la nouvelle wilaya déléguée d’El-Menia, distante de 270 km du chef-lieu, les projets d’ordre social et agricole développés et la protection des terres agricoles constituent l’essentiel du programme de développement local.

L’intérêt accordé aux communes du Sud saute aux yeux. C’est le constat que l’on est amené à dégager lorsqu’on essaye de faire le point notamment concernant les initiatives menées dans la région sur le plan du développement social.

Faire le point sur tout ce qui est réalisé mérite l’intérêt. En effet, à l’occasion de la visite du wali de Ghardaïa Azzedine Mechri, hier matin, Mansourah et Hassi-Lefhel, il est intéressant de rappeler ce qui est réalisé dans nos municipalités du Sud.

Surtout beaucoup de projets, rien que sur le plan social, laissant cois ceux qui se rappellent du désert qui dominait la région, le manque d’activité et de projet d’ordre social qui faisaient défaut…De quoi clouer le bec des détracteurs de l’intégrité territoriale qui soutiennent qu’il y a plus d’intérêt accordé aux autres régions.

Pour commencer, il faut dire que les autorités locales ont mis sur place un système de coordination qui est une sorte de catalyseur des projets menés dans les communes du Sud.

Avec ces 687 milliards de centimes investis au compte de ces deux petites communes qui comptent 3 400 habitants, ce système appuie sur le champignon pour concrétiser, en collaboration avec les acteurs locaux, les différents projets programmés entre Mansourah et Hassi-Lefhel.

Tout cela pour dire qu’il existe plusieurs intervenants qui participent à la réalisation et à la concrétisation de différents projets de nature sociale dont jouissent aujourd’hui ces deux communes.

Ce fait conduit de jour en jour à l’amélioration des conditions de vie dans cette nouvelle wilaya déléguée. Citons tout d’abord certains éléments clés conditionnant la vie de cette région éloignée : l’habitat, la santé, le sport, l’éducation et tout particulièrement l’agriculture.

Pour cette dernière, la daïra de Mansourah, cette zone agricole par excellence, a confirmé sa vocation à la faveur de l’adoption de la loi relative à l’accession à la propriété foncière par la mise en valeur. Avec des moyens souvent dérisoires, les fellahs de la région, confinés auparavant dans la minuscule palmeraie, ont osé défier le grand désert s’étendant alentour.

Le plus remarquable est qu’ils ont réussi non seulement à faire verdir de larges parcelles, mais aussi et surtout à susciter un mouvement d’émulation sans précédent. A tel point, explique le président d’APC de Mansourah, Amar Khezziz, que même les jeunes d’autres communes de la wilaya viennent demander qu’on leur attribue des parcelles de terre.

Les jeunes, le carburant de l’agriculture

AL’intérêt inattendu porté par la jeunesse locale au travail de la terre a reçu aussi un écho très favorable auprès des autorités locales de la wilaya. Ces jeunes constitueraient le carburant qui relancerait l’agriculture locale en manque de main-d’œuvre. 

Les autorités ont donc encouragé les APC de Mansourah et de Hassi-Lefhel à mettre en pratique la proposition soumise par les présidents de l’assemblée de ces localités et qui consiste en la création de petites coopératives agricoles au profit des jeunes de la région.

Quelques-unes d’ailleurs ont déjà vu le jour. Si Mohamed Bouchène, l’un des initiateurs, venu de la commune de Ghardaïa avec ses fils et ses deux neveux : Slimane et Daoud, nous rappelle comment cette idée a germé : « C’était à l’issue des visites successives des walis dans notre commune.

Ces derniers avaient, à chaque visite sur le terrain, déclaré qu’il est indispensable, pour l’autosuffisance familiale et pour le bien du pays, que la jeunesse s’intéresse au travail de la terre et qu’il est du devoir des autorités locales de les encourager dans cette voie.

En fait, confirme le P/APC de Mansourah, « je n’ai fait qu’appliquer à mon niveau les recommandations des walis qui nous ont successivement rendu visite ».

L’expérience aurait donc fortement réussi, puisqu’elle a été étendue à bien d’autres communes de la wilaya, à l’exemple de Hassi-Lefhel et Zelfana. Mieux, le wali Azzedine Mechri compte incessamment distribuer 700 nouvelles parcelles de terrain aux jeunes fellahs à travers la daïra de Mansourah.

De son côté, la direction de l’agriculture de la wilaya entend mettre toutes les chances du côté des jeunes fellahs pour que l’agriculture réussisse dans la wilaya de Ghardaïa.

Il ne faut pas oublier non plus que les bénéficiaires sont pour la plupart des jeunes chômeurs démunis, des jeunes venant à peine d’accomplir leur service national, ou des retraités qui ont l’amour de la terre, dit le président de l’APC de la commune de Mansourah.
A peine après leur installation, quelques jeunes ont déjà accompli un miracle : les brise-vent ont été installés, la terre dépierrée et les premières récoltes sont pour bientôt.

L’intérêt des jeunes au travail de la terre ne s’est pas arrêté là ; bien au contraire, la direction de la formation professionnelle, en harmonie avec la direction de l’agriculture ont créé, durant cette année, une section pour la formation des jeunes éloignés du système scolaire dans des spécialités dites de « grandes agricultures ».

Ces jeunes, bien que disposant parfois d’un niveau scolaire assez bas, suivent tout de même avec grand intérêt et assiduité les cours théoriques et pratiques qui leur sont dispensés.

A l’issue de leur formation ces jeunes, à leur demande, bénéficieront à leur tour de parcelles de terre. Il va sans dire qu’à Mansourah comme à Hassi Lefhel, à Zelfana et dans bien d’autres communes de la wilaya de Ghardaïa, le marché du travail est pratiquement inexistant.

« Nous voulons par cette pratique assurer l’avenir de ces jeunes » affirme le directeur de la formation professionnelle, Abderrahmane Djaâfri. Côté protection des terres agricoles, le problème ne se pose semble-t-il pas : à la différence des autres communes qui n’ont pas où s’étendre, la daïra de Mansourah dispose d’importantes réserves foncières.

A savoir : 10 300 ha de surface agricole utile (SAU) parmi les 32 754 ha, que compte l’ensemble de la wilaya. Bien que situés en plein désert, ces terrains peuvent facilement être viabilisés. Il suffit tout simplement de mettre les moyens nécessaires, tels que la réalisation de nouveaux forages, alléger certaines charges, telle que l’électricité et surtout attribuer les actes de propriété.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email