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Nationale

Projet d’une nouvelle alliance présidentielle

Projet d’une nouvelle alliance présidentielle

Cette nouvelle alliance à quatre apporte son soutien ferme
au président Abdelaziz Bouteflika et à son programme de gouvernance.

Comme à chaque échéance électorale, les alliances politiques se font et se défont au gré des ambitions. Aujourd’hui avec la probable création d’une alliance présidentielle élargie à quatre partis politiques, les enjeux se dessinent de plus en plus.

Des discussions très avancées se font actuellement et cela en vue de former une nouvelle alliance politique dont l’objectif est d’apporter son soutien ferme au président Bouteflika et à son programme de gouvernance.

Quatre partis politiques (FLN, RND, MPA et TAJ) soutenant le programme du président Bouteflika ont décidé, lors d’une rencontre informelle avec le Premier ministre Ahmed Ouyahia, tenue mardi au siège du Premier ministère de créer l’alliance des partis.

Officiellement, cette rencontre entre les quatre partis, en plus de chefs de groupe parlementaire, était destinée à préparer le passage devant le Parlement, prévu dimanche prochain, du Premier ministre Ahmed Ouyahia.

Cette rencontre d’échanges de vues entre les différentes parties devait déboucher sur leur plein soutien dans l’exécution de son plan d’action adopté récemment par le Conseil des ministres. Mais selon certaines sources et le JI a été le premier à le relever, cette rencontre permettra de jeter les bases d’une alliance présidentielle qui ira au-delà de la présidentielle de 2019.

En effet, des observateurs n’excluent pas cette option du fait de la montée en puissance de l’opposition. D’ailleurs, au lendemain de son retour en 2015 à la tête du RND, Ahmed Ouyahia n’a pas hésité un instant à appeler à la constitution d’une nouvelle alliance présidentielle avec les partis qui soutiennent le programme du président Bouteflika.

Une idée qui a été rejetée par l’ex-SG du FLN, Amar Saadani, qui avait lancé une initiative en parallèle visant à constituer un front national de soutien au chef de l’Etat incluant le mouvement associatif, les organisations de masse, les syndicats, les associations patronales et tous les acteurs de la société civile. Ce Front devait court-circuiter à court terme celle de Ouyahia dont les ambitions se sont révélées au grand jour.

Mercredi, la donne a totalement changé puisque le FLN a changé son SG, remplacé par Ould Abbès et le statut de Ouyahia également puisqu’il est devenu Premier ministre.
Comme on le voit, c’est par pure nécessité que ces quatre formations politiques ont décidé de la création d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale qui réunira l’ensemble des députés de tous les partis signataires afin de cheminer ensemble pour, entre autres, soutenir « l’action du président de la République pendant la durée de son mandat » et la « mise en œuvre du programme d’action gouvernemental ».

Cette structure va faire des propositions pour l’amélioration de la gouvernance politique, soutenir aussi toutes les bonnes initiatives qui contribuent au développement du pays. Rappelons que les partis membres de cette alliance ont soutenu le candidat Bouteflika lors de la dernière élection présidentielle de 2014 dont il est sorti victorieux.

Avec le FLN, le RND et les autres alliés, la majorité parlementaire se prévaut déjà de quelque 296 députés à l’APN sur 462 que compte l’Assemblée nationale, soit une majorité absolue. Aucun risque que le plan d’action du gouvernement Ouyahia soit freiné ou altéré. Le programme passera comme une lettre à la poste en attendant la présentation devant le Parlement de la loi de finances pour 2018 dont le débat s’annonce très chaud.

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