Projet de phosphate intégré : Deux contrats stratégiques signés avec les Chinois et les Italiens
Le projet de phosphate intégré avance à grands pas. Le groupe Sonatrach a procédé, ce mercredi, à la signature de deux contrats stratégiques à même de propulser ce projet d’envergure, l’un avec une entreprise chinoise et l’autre avec une entreprise italienne, a annoncé le groupe algérien dans un communiqué.
La cérémonie de signature a été présidée par le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures Mohamed Arkab en présence de plusieurs membres du gouvernement. Le premier contrat concerne l’achèvement des installations portuaires d’Annaba, conclu entre le groupe Sonatrach et la société chinoise d’ingénierie portuaire CHEC. Le second porte sur l’achèvement des installations du projet intégré de phosphate sur les sites de Bled El Hadba, dans la wilaya de Tébessa, et de Oued El Kebrit, dans la wilaya de Souk Ahras, conclu entre le groupe Sonatrach et la société italienne SAIPEM, selon la formule de réalisation EPC accélérée, est-il précisé de même source.
Dans son allocution à cette occasion, Arkab a affirmé que la signature de ces contrats représente une véritable transition vers la phase de mise en œuvre sur le terrain de l’un des plus grands projets miniers et industriels structurés d’Algérie, et incarne la mise en œuvre des directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à valoriser les ressources naturelles nationales, à renforcer la production locale et à établir une industrie de transformation à haute valeur ajoutée.
Arkab a ajouté que ce projet constitue un pilier essentiel de la stratégie algérienne de diversification de l’économie nationale, compte tenu de l’importance des réserves de phosphate abondantes dans le bassin phosphaté oriental et de l’intégration de ces ressources aux capacités nationales dans le domaine du gaz naturel. Ce qui permet, selon lui, la mise en place d’une chaîne industrielle intégrée pour la production d’engrais et de produits chimiques connexes, afin de répondre aux besoins du marché national et de stimuler les exportations hors hydrocarbures.
Le projet repose sur l’intégration de quatre composantes principales : la mine de phosphate de Bled El Hadba, les unités d’enrichissement du phosphate, le complexe de conversion chimique de Oued El Kebrit, ainsi que des infrastructures logistiques, notamment l’extension des installations portuaires d’Annaba et du réseau de transport ferroviaire, afin d’assurer la gestion intégrée du transport des matières premières et des produits finis vers les marchés nationaux et internationaux.
Dans ce contexte, le ministre a souligné que l’adoption de la formule Fast Track vise à réduire les délais d’achèvement, selon un calendrier ambitieux, permettant le démarrage de la production de phosphate enrichi au cours du premier trimestre 2027, suivi par la phase de production d’engrais au cours du quatrième trimestre de la même année.
Il a également souligné que le projet contribuera à renforcer la sécurité alimentaire nationale en fournissant différents types d’engrais phosphatés et azotés, en plus de créer une valeur ajoutée considérable, des milliers d’emplois directs et indirects, et de soutenir le développement économique et social des wilayas de l’est du pays.
Dans le même contexte, le projet s’inscrit dans une vision intégrée visant à valoriser les ressources minières nationales et à développer les industries de transformation connexes, permettant à l’Algérie de passer de l’exportation de matières premières à la production et à la commercialisation de produits industriels à haute valeur ajoutée, et de renforcer sa position sur les marchés régionaux et internationaux des engrais et des produits chimiques.
A l’issue de la cérémonie, Arkab a salué le niveau de coopération avec les partenaires italiens et chinois dans la réalisation de ces projets, soulignant que l’Algérie cherche, à travers ces partenariats, à établir une coopération équilibrée fondée sur le transfert de technologies, l’échange d’expériences, le développement des compétences nationales et le renforcement du contenu local, de manière à servir les intérêts communs et à accroître l’attractivité de l’Algérie pour les grands investissements industriels.