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Nationale

Projet de loi sur les partis politiques : Le PT plaide pour plus d’autonomie

Projet de loi sur les partis politiques : Le PT plaide pour plus d’autonomie
Louisa Hanoune.

Réunie ce samedi au siège du Parti des travailleurs (PT) à Alger avec les cadres et militants de sa formation, Louisa Hanoune a passé en revue les principaux dossiers politiques du moment, tant au niveau national qu’international. Elle a insisté sur la garantie des libertés démocratiques comme moyen de protéger la nation et s’est particulièrement attardée sur le projet de loi organique sur les partis politiques ainsi que sur le texte électoral.

Prenant la parole devant un large auditoire, Louisa Hanoune a indiqué que son parti avait procédé à une étude approfondie du nouveau projet de loi organique relatif aux partis politiques. Selon elle, ce texte marque une rupture notable avec le projet précédent, qu’elle a, sans détour, qualifié de « horrible et catastrophique », estimant que ce dernier visait à réduire les partis à un rôle marginal sous tutelle administrative.

La responsable du PT a toutefois nuancé son appréciation, soulignant que la nouvelle mouture comporte encore, selon elle, « des contraintes et des blocages » susceptibles de limiter l’action politique. Poursuivant dans le même registre nuancé, elle a évoqué l’existence d’une volonté « réelle » d’alléger ces restrictions et de garantir, plus encore, d’autonomie aux formations politiques, tout en appelant les deux Chambres à lever certains obstacles, en vue de consacrer une rupture effective avec les pratiques antérieures. A cet égard, elle a néanmoins relevé que moult propositions formulées par son parti ont, cette fois, été prises en compte et s’est dite globalement satisfaite de l’orientation générale du texte.

Par ailleurs, Louisa Hanoune a renouvelé sa demande de révision de la loi électorale actuelle, qu’elle considère comme « contraignante et discriminatoire » à l’égard des partis politiques. A ses yeux, ce cadre juridique a contribué à l’émergence d’assemblées dépourvues de véritables programmes politiques et électoraux. Elle a, en ce sens, fait ressortir « la nécessité d’une réforme qui consiste à restaurer la confiance des citoyens dans le processus électoral et à consacrer un pluralisme effectif au sein des institutions élues ».

La SG du PT s’est également interrogée sur l’évolution des prérogatives de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) et sur les garanties entourant la neutralité de ses responsables. Elle a ensuite exhorté à la réouverture des listes électorales, à une transparence accrue et à une amélioration du taux de participation.

Evoquant les enseignements à tirer des crises internationales, entre autres en Libye, Louisa Hanoune a martelé que les libertés démocratiques, l’existence de partis politiques indépendants, de syndicats et d’associations actives et autonomes constituent un « rempart » essentiel pour la préservation de la souveraineté nationale. Toute atteinte à ces libertés, a-t-elle averti, affaiblit la capacité de résilience du pays. Dans ce sillage, elle a avancé que le « débat politique pluraliste complète l’action de l’Armée nationale populaire (ANP) et des services de sécurité dans la défense de la patrie ».

Sur le plan international, la dirigeante du PT a accusé ce qu’elle a qualifié d’« entité émiratie » d’alimenter divers conflits. Elle a aussi mis en garde contre des tentatives de déstabilisation du Sahel, y compris de l’Algérie. Elle a d’ailleurs dénoncé ce qu’elle a décrit comme une « dérive dangereuse » au Venezuela, évoquant l’enlèvement et le jugement du président Nicolás Maduro et de son épouse aux Etats-Unis, qu’elle a assimilés à des actes de « terrorisme d’Etat ». Elle a alors fustigé ce qu’elle appelle un « plan impérialiste » porté par le président américain Donald Trump et dénoncé le génocide en cours à Gaza, confirmant le fait que « les Palestiniens n’abandonnent jamais leur terre malgré les exactions ».

Sur un autre volet, elle a critiqué le licenciement de travailleurs de Sonelgaz, dénonçant la généralisation des contrats précaires, notamment les CDD (contrat de travail à durée déterminée), de même que le remplacement de salariés expérimentés avant l’âge légal de la retraite. Elle a plaidé pour le droit de tous les travailleurs à une couverture sociale garantissant une retraite décente et pour une politique encourageant les départs à la retraite dans des conditions dignes, afin de favoriser l’emploi des jeunes.

Du reste, la secrétaire générale du PT a déclaré que l’apaisement du climat politique et l’ouverture des champs médiatique et politique sont bénéfiques pour le pays. De son point de vue, un débat libre permet de mieux identifier les difficultés et d’offrir aux autorités une vision plus fidèle de la situation nationale. Cela constitue une « condition nécessaire à une prise en charge efficace des préoccupations citoyennes », a-t-elle soutenu.

 



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