-- -- -- / -- -- --
Nationale

Projet de Loi de finances: Une hausse des dépenses publiques

Projet de Loi de finances: Une hausse des dépenses publiques

Le projet de loi de finances pour 2015, qui met le cap sur la croissance et les prestations sociales, est marqué par une forte hausse des dépenses publiques de 15,7% par rapport à la LF de 2014.

Une hausse qui s’explique par la révision de la définition du salaire minimum garanti (SNMG) et des salaires du personnel des administrations, les dépenses liées à la protection des personnes âgées et la subvention du blé et de la poudre de lait qui devraient subir une fluctuation sur le marché international.

Cependant, cette recrudescence des dépenses prévues par le PLF est justifiée en grande partie par une hausse importante du budget d’équipement (+32,1 %) qui représente plus d’un tiers des dépenses budgétaires totales de l’Etat. Ainsi, le projet de loi de finances pour 2015 (PLF), qui prévoit la mobilisation de 8 858,1 milliards de dinars au titre des dépenses publiques, prévoit dans le cadre du budget d’équipement des autorisations de programmes pour 4 079,7 milliards de dinars, des crédits de paiement pour 3 885,8 milliards de dinars et un programme neuf de 1 178 milliards de dinars.

Parallèlement à cette forte croissance des dépenses, l’Etat table sur une réduction des recettes budgétaires à 4 684,6 milliards de dinars, soit un déficit budgétaire de 4 173,3 milliards de DA (22,1%) du produit intérieur brut (PIB). Concernant les dépenses de fonctionnement public, elle devrait augmenter de 5,5 %, sous l’effet des accroissements des dépenses de rémunérations du personnel de la fonction publique.

Le montant alloué pour le payement des salaires du personnel de l’administration devrait passer de 4 714,5 milliards de dinars en 2014 à 4 972,3 milliards de dinars en 2015. « Cette augmentation de 6,45% dans cette catégorie de dépenses intervient sous l’effet combiné de la prise en charge de nouveaux postes budgétaires et du produit de la formation ainsi que de l’impact des avancements dans les carrières », explique le document du PLF en évaluant à 2 104,4 milliards de dinars les dépenses de rémunérations.

Le budget de fonctionnement de l’Etat pour l’exercice 2015 intégrera en outre un montant de 310,5 milliards de dinars de provisions groupées, couvrant celles destinées aux dépenses éventuelles, l’incidence de la révision de la définition du salaire minimum garanti (SNMG) et d’autres dépenses liées à la protection des personnes âgées et l’impact éventuel lié aux fluctuations des cours du blé et de la poudre de lait sur le marché international.

Consacrée pour la première fois dans le PLF 2015, la définition du SNMG a été révisée à la faveur de l’abrogation de l’article 87 bis de la loi n°90-11 du 21 avril 1990 relative aux relations du travail, annoncée en février dernier. Le PLF propose, par ailleurs, de consacrer le montant de 1 711,7 milliards de dinars au titre des transferts sociaux en provenance du budget de l’Etat en 2015, ce qui représente 9,1% du PIB et enregistrant une hausse de 6,4% par rapport à 2014. Une part de 65,3% de ces prestations sociales devra être destinée au soutien aux familles, à l’habitat et à la santé. Les subventions des prix des produits de base (céréales, lait, sucre et huile alimentaire) absorberont 13,2% de l’ensemble des transferts.

Retour du crédit à la consommation

Le PLF 2015 est marqué par le retour du crédit à la consommation, interdit par la loi de finances complémentaire 2009. Cependant, le retour du crédit à la consommation devra concerner uniquement les produits nationaux. Le PLF devrait ainsi autoriser des banques à octroyer aux ménages des crédits destinés à l’acquisition de biens fabriqués localement. Certains y voient une sorte d’encouragement et de protection de la production nationale.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email