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Nationale

Professeur Belhocine : La situation est « très préoccupante »

Professeur Belhocine :  La situation est « très préoccupante »

C’est avec un langage alerte que l’épidémiologiste Mohamed Belhocine a qualifié la situation induite par la propagation du coronavirus en Algérie.

La situation est « très préoccupante » d’autant que le pic n’est pas encore atteint, de l’aveu de ce professeur. Le confinement total reste la plus efficace solution voire l’unique, pour endiguer l’épidémie au moment où les personnes ayant des symptômes de la maladie représentent seulement 5% des personnes infectées.

S’exprimant sur les ondes de la radio nationale, le professeur, membre du Conseil scientifique de crise installé au ministère de la Santé a affirmé que l’Algérie est encore loin d’avoir atteint le pic du nombre des personnes infectées et on ne sait pas quand on arrivera à ce stade. En l’absence d’aucune solution médicale, traitement ou vaccin, mis à part la chloroquine qu’on ne peut pas donner à tout le monde, selon ses explications, le confinement reste le meilleur moyen de prévention.

« Le confinement total reste la béquille essentielle du contrôle de l’épidémie », a-t-il souligné, surtout, précise-t-il, que les gens symptomatiques ne représentent que moins de 5% des personnes infectées, donc moins nombreux que les porteurs sains de ce virus mais qui sont contagieux au COVID-19.

« Il y a plus de gens qui n’ont aucun symptôme et sont contagieux au COVID-19 que de gens qui sont symptomatiques », a-t-il précisé. La raison pour laquelle que le confinement est plus que nécessaire, il est impératif. « Si on veut casser la chaîne de transmission du virus, il faut simplement rester chez soi », précise encore l’intervenant qui souligne également sur l’importance d’adopter les gestes barrières comme les bonnes pratiques hygiéniques.

Pour ce qui est du port du masque de protection, l’intervenant considère qu’il est essentiel même si on l’a confectionné soi-même. Cela on se fiant aux recommandations des organisations internationales de santé qui actualisent régulièrement les directives de protection. « Depuis deux à trois jours, les institutions recommandent le masque pour tout le monde », précise-t-il, signalant que cette crise sanitaire n’est pas uniquement grave compte tenu du nombre des personnes contaminées mais parce qu’elle touche toute la planète, chose qui rend les moyens de lutte insuffisants. C’est dans ce sens qu’il cite l’exemple de l’épidémie d’Ebola, qui a touché uniquement trois pays de l’Afrique de l’Ouest. Une situation qui a rendu possible la solidarité de la communauté internationale.

Par ailleurs, le professeur qui a eu à prendre part à la lutte contre l’épidémie d’Ebola estime que « le dépistage total de la population ne sert absolument à rien ». « On peut être testé négatif au COVID-19 aujourd’hui et choper le virus quelques jours après », souligne l’invité de la rédaction qui rappelle l’importance des mesures de prévention, à savoir, le confinement, le respect de la distanciation sociale et l’hygiène des mains. A cela s’ajoute l’adoption d’une approche ciblée, soit une vraie enquête épidémiologique permettant de dresser une liste des personnes ayant été en contact avec des sujets malades.

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