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Nationale

Produits agricoles de saison : Hausse fulgurante des prix 

Produits agricoles de saison : Hausse fulgurante des prix 

Dans certains marchés de la capitale, les prix des fruits et légumes ainsi que ceux de la viande blanche affichent des prix atteignant des sommets. Même les produits agricoles de saison connaissent une hausse fulgurante. Chose qui a poussé les citoyens à s’interroger quant à cette augmentation sans raison économique ou autre.

Rencontré hier, lors d’une tournée matinale au marché d’El-Mouradia, Mme Djamila, étonnée par les prix des fruits et légumes, a confié au Jeune Indépendant : « C’est pourtant la saison de la tomate et du poivron, je ne comprends pas pourquoi les prix dépassent les 100 DA. On ne peut pas y accéder. » 

Pour Hacène, la vie est devenue très chère par rapport aux années précédentes. Il a relevé que les commerçants fixent les prix comme ils veulent. « Il faut une intervention des autorités concernées, il n’y a pas de contrôle », a-t-il dit. « La régularisation du marché des fruits et légumes et le plafonnement des prix est une urgence pour en finir avec cette anarchie. Ici, au marché de la Redoute, on n’affiche pas les prix et chacun donne le prix qu’il veut », a-t-il ajouté.

Dans les magasins, les légumes de saison dépassent les 100 DA/kg, à l’exemple de la tomate vendue entre 120 et 140 DA/kg alors que nous sommes en pleine saison de production et de récolte des tomates. 

Par ailleurs, le prix des piments doux est compris entre 140-145 DA/kg et le piment vert atteint les 100 à 150 DA. Quant à la carotte, son prix varie entre 40 et 50 DA. On trouve aussi les haricots verts, qui sont cédés à pas moins de 160 DA alors que c’est un légume d’été. Le kilo de pommes de terre, produit indispensable, est cédé à 100 DA, les oignons à 60 DA, les navets à 140, les aubergines à 80 DA. Les concombres sont fixés à 120 DA. Quant à la salade verte (laitue), elle est cédée à 120 DA.

Sur un autre volet, les prix des fruits ont aussi grimpé. Devenus des produits de luxe. La banane affiche des tarifs inimaginables depuis deux mois déjà. Le raisin rouge est à 250 DA et le raisin vert à 350 DA. Les poires sont devenues un grand luxe car elles ne sont pas cédées à moins de 550 DA le kilogramme, tout comme les figues qui sont à 750 DA, tandis que la nectarine est cédée entre 250 et 400 DA. 

S’agissant des viandes blanches, le poulet est cédé à 395 DA le kilogramme, voire plus dans certains quartiers. Les cuisses à 370 DA et l’escalope à 800 DA. Quant à la sardine, elle est vendue à 500 DA/kg.

Mustapha Zebdi, président de l’APOCE, affirme que les fruits et légumes de saison sont inaccessibles pour les moyennes et petites bourses. Il a avoué que le pays n’est plus dans la situation des prix abordables, comme ce fut le cas dans les années précédentes. 

Il est important de préciser que le problème de la spéculation est un autre facteur qui fait que les prix des produits de large consommation atteignent des seuils intolérables en Algérie. Pour cela, le ministère du Commerce avait déclaré que les agriculteurs ne sont désormais soumis à aucune restriction s’ils comptent vendre leurs différents produits en gros ou en détail directement aux consommateurs. Les agriculteurs voulant mettre directement leurs produits à la vente en gros ou en détail peuvent désormais le faire « sans aucune autorisation préalable ».

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