Production de blé : L’Algérie dans le top 20 mondial – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Production de blé : L’Algérie dans le top 20 mondial

Production de blé : L’Algérie dans le top 20 mondial

La nutrition et la sécurité alimentaire sont devenues vitales pour la survie d’une nation. Avec une agriculture développée et moderne, c’est la garantie d’un approvisionnement alimentaire, une réduction de la pauvreté et un déclencheur de croissance économique.

Pour les économistes, c’est le secteur qui assure durablement la réduction de la pauvreté et attaque les fondements de la précarité chez les populations notamment urbaines. La guerre en Ukraine a démontré aux gouvernements que la dépendance alimentaire est un danger permanent et une menace aux équilibres politiques et socio-économiques. La crise sanitaire et ses perturbations commerciales qui ont suivies l’épidémie de Covid-19 ont provoqué une hausse des prix de nombreux produits agricoles et ont souligné l’importance de l’autosuffisance agricole pour de nombreux pays.

Cependant, c’est le conflit russo-ukrainien, soit entre deux parmi les plus grands producteurs de blé au monde, qui a crée un marasme économique et provoqué une alerte maximum chez des pays en voie de développement, notamment en Afrique.

Car, le blé est la céréale la plus consommée dans le monde, dont 70% de sa production est utilisé pour l’alimentation, tandis que 20 % est utilisé pour le bétail et 2 à 3 % est utilisé dans le secteur industriel. Autant dire que ce produit de base est vital pour la survie de la population.

La consommation accrue de blé dans les cuisines des pays et la demande en hausse des industries de transformation pour des produits comme la farine, les pâtes, les nouilles et les boissons devraient stimuler le marché dans les années à venir.

En 2021, la taille du marché du blé était évaluée à 127,7 milliards de dollars et devrait atteindre 169,1 milliards de dollars d’ici 2027.

C’est pourquoi l’Algérie a décidé de donner une priorité absolue à ce secteur, afin de diminuer ses importations de blé et sa dépendance aux fluctuations mondiales et ses tensions géopolitiques. Le gouvernement a lancé de nouvelles mesures de facilitations aux agriculteurs et ordonné des aides et des financements dans le cadre de la mise en valeur des terres, notamment dans les régions arides et sahariennes. Des mesures qui pourraient booster la production de blé en Algérie dans les prochaines années.

Selon les données d’Indexmundi pour les chiffres estimés de la production annuelle de blé en 2022 par chaque pays, fournies par le Département de l’agriculture des États-Unis, l’Algérie est dans le top 20 des plus grands producteurs de blé, avec une estimation de 3,7 millions de tonnes métriques en 2022.

L’Algérie est également l’un des plus grands pays importateurs de céréales, avec des importations de blé et de farine atteignant 7,7 millions de tonnes métriques en 2021.

Le classement de l’Algérie arrive  juste après l’Afghanistan, l’Ethiopie, l’Ouzbékistan, le Brésil, l’Egypte, le Kazakhstan, l’Iran, le Royaume Uni et la Turquie.

Dans le top 10, on trouve l’Argentine, l’Ukraine (20,5 millions de tonnes métriques), le Pakistan, l’Australie (33 millions), le Canada (35 millions), les Etats Unis (44 millions). La Russie est quatrième avec une production estimée en 2022 à  91 millions de tonnes métriques, devancée par l’Inde, l’Union européenne et la Chine (Plus de  138 millions de tonnes métriques cette année).

En Afrique, les tensions sur le blé et sa commercialisation ont provoqué des situations difficiles chez certains Etats, notamment dans le Sahel. Samedi dernier, l’African Leaders for Nutrition a rendu public un communiqué, indiquant que les États membres de l’Union africaine réunis à Abidjan (Côte d’Ivoire) ont appelé les gouvernements à accélérer les investissements, la coordination et la mise en œuvre des programmes destinés à améliorer la nutrition et la sécurité alimentaire en Afrique.

Les dirigeants africains se sont réunis pendant trois jours, pour braquer les projecteurs sur l’Année de la nutrition 2022 de l’Union africaine. La réunion s’est achevée sur la signature d’une « Déclaration d’Abidjan ».

« Ce doit être le moment pour l’Afrique et ses dirigeants de se montrer à la hauteur et d’apporter des solutions durables à la crise de la malnutrition et de la faim [sur le continent] », a déclaré le roi Letsie III du Lesotho lors de cette rencontre organisée par le gouvernement de la Côte d’Ivoire, en collaboration avec l’initiative « African Leaders for Nutrition, de la Banque africaine de développement, la Commission de l’Union africaine et divers partenaires.

Le roi Letsie III, Champion de la nutrition pour l’Union africaine et de l’initiative « African Leaders for Nutrition », a évoqué la décision de l’Union africaine, qui appelait, en juillet 2022, à un cadre politique multisectoriel pour lutter contre la malnutrition, ainsi qu’à un financement ciblé et à un engagement politique de haut niveau pour mettre fin à la malnutrition sous toutes ses formes.

« Il n’est pas normal que les Africains soient sous-alimentés et mal nourris. Nous devons développer nos capacités nationales à produire pour les besoins locaux », a déclaré le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat.

À Abidjan, la réunion a mis l’accent sur le renforcement de la résilience en matière de nutrition et de sécurité alimentaire en Afrique. La déclaration appelle à mettre en œuvre et à prolonger la feuille de route de l’Union africaine au-delà de 2022.

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