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Nationale

Procès en appel du journaliste Khaled Drareni: Le jugement sera rendu le 15 septembre

Procès en appel du journaliste Khaled Drareni: Le jugement sera rendu le 15 septembre

Le jugement du procès en appel, tenu mardi 8 septembre, du journaliste Khaled Drareni, condamné à trois ans de prison ferme en août dernier, sera rendu le 15 septembre prochain.
« La cour rendra sa décision le 15 septembre », a précisé à l’un de ses avocats, Abdelghani Badi, à la fin des plaidoiries, au cours desquelles une trentaine d’avocats ont pris la parole. « Le procès s’est déroulé dans de bonnes conditions, sans querelles ni tensions. Il a donné l’impression qu’il pourrait conduire à un procès équitable s’il se conclut par une décision équitable », selon Me Badi.

Les plaidoiries des avocats ont duré jusqu’à tard dans la soirée suite à réquisitoire du procureur qui a requis 4 ans de prison ferme contre Drareni. Devenu un symbole du combat pour la liberté de la presse, une très forte mobilisation en faveur de sa libération le soutient alors qu’il a été rejugé en appel mardi 8 septembre.

Ancien journaliste de la radio publique la chaine 3, Khaled Drareni, 40 ans, a comparu en « visioconférence » depuis la prison de Koléa, près d’Alger, où il est incarcéré depuis le 29 mars 2020. « Je ne suis pas un criminel. Je n’ai fait que mon métier, a répété le journaliste algérien. Je suis un journaliste et non un criminel. Le journalisme que je pratique ne menace pas la sécurité du pays mais le protège », a-t-il dit en réponse à une question du juge.
« J’ai vu Khaled Drareni il y a deux jours, il a le moral, il est confiant. Si la cour d’Alger applique la loi, elle ne peut que prononcer sa relaxe », d’après l’un de ses avocats, Mustapha Bouchachi.
Le directeur du site d’information Casbah Tribune et correspondant en Algérie pour la chaîne francophone TV5 Monde et pour Reporters sans frontières (RSF), a été condamné le 10 août à trois ans d’emprisonnement et à une amende de 50 000 dinars pour « incitation à attroupement non armé » et « atteinte à l’unité nationale ». Un verdict d’une sévérité sans précédent à l’encontre d’un journaliste qui a indigné ses confrères. Il est aussi accusé d’avoir critiqué sur Facebook le système politique et publié le communiqué d’une coalition de partis politiques en faveur d’une grève générale, selon RSF.
Il avait été arrêté à Alger le 7 mars alors qu’il couvrait une manifestation du Hirak, le soulèvement populaire qui a secoué l’Algérie pendant plus d’un an jusqu’à sa suspension il y a quelques mois en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.

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