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Nationale

Le procureur requiert l’aggravation des peines contre Mustapha Layadi

Le procureur requiert l’aggravation des peines contre Mustapha Layadi

Le procureur général près la cour d’Alger a requis ce mercredi l’aggravation des peines contre l’ex-wali de Tipasa Mustapha Layadi et l’ancien directeur des domaines au niveau de la même wilaya Ali Bouamrane, poursuivis pour trafic d’influence et octroi d’indus avantages à l’homme d’affaires Attia Hamid, propriétaire du géant électronique dans la capitale des Bibans.

Le procureur général a par ailleurs requis l’aggravation des peines contre les deux frères Attia Hamid et Bachir et leur neveu Lyes Souhil pour avoir bénéficié d’une extension de 2 000 mètres d’un lot de terrain dans la zone d’activité commerciale d’El Hamdania (W. Tipasa).

Le procureur a en outre requis une peine de quatre ans de prison ferme assortis d’une amende d’un million de dinars contre le conservateur Korichi.

L’ancien wali de Tipasa et l’ex-directeur des domaines respectivement Mustapha Layadi et Ali Bouamrane ont affirmé au président de la première chambre pénale de la cour d’ appel d’Alger Abdelaziz Ayad : « Toutes les procédures relatives à l’octroi du lot de terrain objet de la poursuite judiciaire entamée à notre encontre ont été respectées ».

Les deux ex-cadres ont clamé haut et fort : « On fait l’objet de graves accusations bel et bien maquillées par la directrice du tourisme au niveau de la wilaya de Tipasa qui a donné d’ailleurs son accord pour

l’extension du lot de terrain puis elle est allée se plaindre auprès des instances judiciaires ! ».

L’ancien wali de Tipasa a déclaré : « J’ai signé l’arrêt d’octroi de 8 200 mètres sur la base de l’accord de la directrice du tourisme et sur la base de l’enquête foncière laquelle n’a relevé aucune carence ou anomalie concernant la demande formulée par l’homme d’affaires Hamid Attia ».

Le mis en cause a par ailleurs affirmé que : « Personne n’a postulé pour le lot objet de la poursuite judiciaire ».

Il a saisi l’occasion pour s’interroger : « Je ne comprends pas pourquoi, elle a attendue de 2013 à 2017 pour dénoncer soi-disant les dépassements enregistrés dans le cadre de cette affaire. Je suis lésé dans mes droits monsieur le président ».

A la question de savoir s’il entretenait des relations avec la famille Attia du fait qu’ils sont tous originaires de Bordj Bou Arreridj, Mustapha Layadi a répondu : « J’ai trouvé que la demande formulée par les hommes d’affaires Attia Hamid et Bachir répondait aux normes. Le dossier des concernés a été validé par notamment le secrétaire général de la wilaya de Tipasa et des autres membres de la commission chargée de l’examen des marchés publics ».

De son côté, l’ex-directeur des domaines Ali Bouamrane a d’emblée affirmé au président : « Je ne possède pas l’autorité de la décision. J’ai déposé plainte contre la directrice du tourisme de la wilaya de Tipasa concernant les informations qu’elle fournissait sur la structure que je gérais à des personnes étrangères ».

Il a indiqué que : « L’ex-wali n’a pas exercé des pressions sur moi pour signer en faveur de quiconque… »

Les deux frères Attia Hamid et Bachir et leur neveu Lyes ont nié tous les faits qui leur ont été reprochés au cours de l’instruction judiciaire.

Ils estiment qu’ils ne sont concernés dans cette affaire ni de près ni de loin.

Le premier responsable du géant électronique Hamid Attia a affirmé : « J’ai investi pas moins de 12 milliards de centimes dans un endroit qui ne répondait pas à mes espérances. Je paie 400 millions de centimes par an. J’avais l’intention de créer une usine et empocher des jeunes. En guise de reconnaissance je me retrouve poursuivi dans une affaire liée à la malversation ».

Il a clamé haut et fort à la direction du président : « Je n’ai bénéficié d’aucun avantage de la part du wali inculpé. J’ai dû attendre de 2011 à 2013 pour avoir la réponse. Si j’avais des connaissances, j’aurais eu le lot de terrain en plein cœur de Tipasa et non pas dans un petit village… ».

Il convient de signaler que le collectif des avocats a demandé au président de l’audience de faire-venir la directrice du tourisme de la wilaya de Tipasa par la force publique car elle a signé la fiche navette.

Ils ont enfin sollicité l’extinction de l’action publique car les faits remontent à 2013 alors que la plainte n’a été déposée qu’en 2017 au temps de l’ex-wali Moussa Ghellai.

La partie civile a demandé une réparation matérielle estimée à plus de 17 millions de dinars.

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