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Nationale

Procès en appel aujourd’hui de la dealeuse d’Hussein-Dey

Procès en appel aujourd’hui de la dealeuse d’Hussein-Dey

Les juges de la 3e chambre pénale de la cour d’appel d’Alger, que préside Lakhdar Sillam, examineront aujourd’hui l’affaire de la femme d’un grossiste et de ses voisins, impliqués dans une affaire liée à un trafic de drogue.

Le procès, qui devait se dérouler avant-hier, a été ajourné suite à la demande des avocats de la défense, à leur tête Me Mustapha Bouchachi, lesquels ont sollicité un délai pour pouvoir préparer leurs plaidoiries.

Les mis en cause, dont deux hommes et une femme sont incarcérés à l’établissement pénitentiaire d’El-Harrach, deux autres femmes ont bénéficié de la liberté provisoire avant d’être blanchies par la présidente du tribunal correctionnel de Sidi M’hamed pour manque de preuves et deux autres hommes demeurent activement recherchés par les éléments de la police judiciaire d’Hussein Dey, sont poursuivis pour, notamment, possession et détention de kif traité.

Pour rappel, la présidente de la section des flagrants délits du tribunal de Sidi M’hamed, Fatiha Bouhalouane, a prononcé dernièrement cinq condamnations allant de sept à quinze ans de prison ferme et trois relaxes dans l’affaire des voisins impliqués dans un trafic de drogue.

Les mis en cause ont été arrêtés par les éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra d’Hussein Dey suite à des déclarations faites par la principale inculpée chez qui les investigateurs ont récupéré plus d’un kilo de kif traité.

La marchandise prohibée a été découverte par les enquêteurs dissimulée dans le congélateur de l’appartement de l’inculpée, sis rue Boualem-Allah à El-Hamma (ex-Sassita). Elle a passé plus de cinq mois à l’établissement pénitentiaire d’El-Harrach.

Cette dernière, dont l’époux demeure activement recherché, a tout au long de l’enquête préliminaire et de l’instruction judiciaire déclaré au juge d’instruction que « la quantité de drogue trouvée dans sa maison lui avait été remise dans un sachet noir par l’un de ses voisins et qu’elle en ignorait alors le contenu ». 

Ses voisins étaient tous de la même famille. Trois d’entre eux ont été purement et simplement relaxés pour manque de preuves alors que deux autres ont été condamnés, dont un par défaut, respectivement à sept et quinze ans de prison ferme.

Ils ont nié tous les faits qui leur ont été reprochés, estimant avoir été cités dans une affaire qui ne les concerne ni de près ni de loin : « Pour esquiver à la peine pénale qui pèse sur elle et sur son mari, qui demeure activement recherché par la police judiciaire, elle a voulu nous faire accuser. »

Les voisins ont affirmé à la présidente en charge du dossier qu’aucune relation ne les liait à l’accusée, qui veut salir leur réputation. Le procureur de la République a requis, au cours de son réquisitoire, dix ans de prison ferme, estimant que toutes les preuves légales et matérielles sont formelles, notamment en ce qui concerne l’intention criminelle de faire circuler la marchandise.

Les avocats de la défense se sont contentés de demander l’application des articles ayant trait aux circonstances atténuantes conformément à l’article 53 du code pénal et 592 du code des procédures pénales. Ils ont par ailleurs introduit des appels à la cour, sollicitant la révision des peines prononcées contre leurs clients.

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