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Nationale

Procès des montages automobiles: Bouchouareb pointé du doigt

Procès des montages automobiles: Bouchouareb pointé du doigt

Le quatrième jour du procès en appel des ex-Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, et des trois ex-ministres Mahdjoub Bedda, Abdelghani Zaalane et Youcef Yousfi et des hommes d’affaires impliqués dans des accusations de montage automobile, a été consacré aux interventions des parties civiles.

Appelés à la barre pour donner leur version des faits, les hommes d’affaires tels que Abderhmane Achaibou et Ammar Rebrab ont dressé un dur réquisitoire contre le système qui régnait à l’époque, et à leur tête l’ex-ministre de l’industrie Bouchouareb, qui demeure en état de fuite et fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.
Ils ont déclaré qu’ils ont été évincés de toutes les transactions liées à l’automobile alors qu’ils répondaient aux normes.

A titre d’exemple, l’homme d’affaires Achaibou a par ailleurs affirmé au juge d’audience que « l’ex-ministre de l’Industrie était ingérable ! Il ne répondait pas à mes correspondances et lettres et refusait de me recevoir ! »

Et d’ajouter : « Vous savez, monsieur le président, je suis content de les voir aujourd’hui devant le tribunal. Ils doivent s’expliquer ! ».
Il a en outre tenu à souligner : « Des cadres et des fonctionnaires de la tutelle, à l’instar de Tira et la directrice centrale du ministère de l’Industrie Hassina Makraoui, étaient de connivence et choisissaient les concessionnaires qui arrangeaient leurs affaires ! ».

Achaibou a par ailleurs indiqué qu’il a « investi des sommes colossales pour l’ouverture d’une usine et a construit un immense immeuble à Bab Ezzouar pour l’administration de Ford ; en fin de compte ce dossier a été rejeté par la commission du ministère de tutelle sous prétexte que l’offre de Tahkout était plus intéressante et plus importante ! ».
Il a en outre déclaré : « Je n’ai jamais eu de problèmes d’ordre fiscal. » 

Achaibou a déclaré : « J’ai investi 370 millions de dollars pour l’acquisition de 180 véhicules luxueux pour l’ex-système, et j’ai payé 1,5 milliards de dinars pour la construction de 300 000 véhicules ! ».
De son côté Achaibou Abdelhamid, frère d’Abderhmane a d’emblée indiqué : « L’ex-ministre de l’Industrie a tout fait pour détruire notre groupe. Il n’a pas eu le temps pour vendre nos biens ! »

« Le Premier ministre Abdelmalek Sellal m’a répondu par une correspondance par laquelle il m’a informé qu’il avait donné des directives pour prendre en charge mes doléances. Des doléances qui ont été refusées par Bouchouareb, qui m’a exigé 15 milliards de centimes ».

« Suite à mes déclarations j’ai été convoqué par l’ancien procureur de la République du tribunal de Bir Mourad Rais qui m’a informé qu’il avait reçu des directives et que je ne devais plus me plaindre ! ».

L’homme d’affaires Ammar Rebrab a affirmé au président en charge du dossier : « Je me suis rendu à plusieurs reprises au siège du ministère pour avoir des explications par rapport à mes offres, mais je n’ai jamais été reçu. L’ex-ministre de l’Industrie Abdesslam Bouchouareb a marginalisé mon groupe. Je suis le premier représentant exclusif de la marque Hyundai en 1997. »

« Sur ordre de l’ex-ministre Bouchouareb on m’a donné un quota de 4 000 véhicules pour l’importation, alors les autres concessionnaires automobiles ont bénéficié de quotas qui dépassaient 40 000 véhicules. »

Il a précisé : « L’ex-ministre a bloqué le groupe Cévital. »
Interrogé sur ses déclarations au conseiller rapporteur de la Cour suprême et dans lesquelles il accuse ouvertement Tahkout et Mazouz d’avoir donné des pots-de-vin pour bénéficier du marché de Hyundai, Ammar Rebrab a déclaré : « Je ne les ai jamais cité dans mes déclarations ! ». 

Le président a par ailleurs entendu un homme d’affaires turc, Nihad Orlo, investisseur dans le domaine de l’automobile, qui a tenu à préciser au magistrat en charge de ce lourd dossier : « J’ai investi pas moins de 95 millions de dollars en Algérie. Je possède les marques de JMC, JAC et DFSK… ».

Selon le représentant du Trésor public, le préjudice matériel causé au foncier est de 2 344 milliards de centimes alors que celui occasionné au Trésor en tant qu’institution est de l’ordre de 1 170 milliards de centimes
Il a demandé une réparation matérielle d’un million de dinars.
Le représentant du ministère de l’Industrie a demandé un million de dinars de dommages et intérêts.
 

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