Procès de Melzi Hamid : Le procureur requiert l’aggravation des peines   – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Procès de Melzi Hamid : Le procureur requiert l’aggravation des peines  

Procès de Melzi Hamid :  Le procureur requiert l’aggravation des peines  

Le procureur général près la cour d’appel d’Alger a requis dimanche tard dans la soirée, l’aggravation des peines contre l’ex directeur de la résidence d’état «Sahel», Hamid Melzi, les deux anciens premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, Allèche Bakhouche, ex- PDG D’Air Algérie et Cheriat Fouad ancien directeur de la résidence de Djenane El Mitak et Choudar Ahmed ancien PDG d’Algérie Télécom.

Le même procureur a requis également l’aggravation des peines contre les fils de l’ex-premier responsable de la résidence de l’Etat en l’occurrence Melzi Ahmed, Mouloud et Salim.

Le représentant du ministère public a par ailleurs requis une année de prison ferme contre tous les cadres et fonctionnaires entre autres de la résidence de l’Etat qui ont bénéficié au cours de leur premier jugement de la relaxe.

Lors de leur passage à la barre tous les prévenus ont nié tous les faits qui leur ont été reprochés que ce soit au cours de l’enquête préliminaire soit au cours de l’instruction judiciaire allant jusqu’à accuser les services de sécurité alors chargés de mener les enquêtes d’avoir exercé des pressions contre pour s’échanger les accusations.

L’ex- directeur général de la résidence d’El Sahel a d’emblée affirmé aux magistrats de la 6e chambre pénale de la cour d’Alger : « J’ai fait l’objet d’un règlement de comptes bel et bien maquillé par l’ex-premier responsable de la gendarmerie nationale à savoir Ghani Belkessir qui se trouve aujourd’hui en état de fuite. Je n’ai rien à voir avec les conventions signées par l’administration de la résidence d’Etat. Je n’ai jamais exercé des pressions sur mes collaborateurs pour faire passer des projets douteux ! ».

Le prévenu Melzi a estimé que ses enfants sont innocents de toutes les accusations portées contre eux allant jusqu’à dire aux juges : « Mes enfants ont construit leur avenir. Ils n’ont rien pris de l’Etat… ».

A propos de Walid Melzi qui a bénéficié de 1000 hectares dans la wilaya d’El Bayadh, le mis en cause a déclaré : « Il n’y a aucun lien de parenté entre nous. C’est tout simplement un homonyme ! ».

Les deux ex-Premiers ministres ont indiqué à la présidente d’audience : « Toutes les transactions signées par la résidence du Sahel ont été approuvés par les 12 ministres concernés par les marchés publics notamment en ce qui concerne le parc de Ben Aknoun, Data Center de Lakhdaria, siège d’Air Algérie ».

Appelé à la barre pour donner sa version des faits, l’ex-directeur de la résidence Djenane El Mitak a affirmé à l’audience : « Mme la présidente j’ai signé la convention avec la résidence Sahel sur instruction de l’ancien SG de la Présidence de la République ».

Les deux ex-PDG d’Air Algérie et d’Algérie Télécom ont avoué avoir versé des sommes allant de 5 à 10 milliards de dinars dans le compte de la société HCH appartenant au prévenu Melzi.

Les enfants de cet ex-cadre de l’Etat ont nié avoir bénéficié de privilèges dans tous les secteurs même celui du tourisme et ont par contre déclaré : « Tous les biens découverts au cours de l’enquête préliminaire nous appartient. On possédait des appartements et des locaux commerciaux même en 1999 ! ».   

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