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Nationale

Procès ANEP 2 : Les anciens ministres Kaouane et Grine lourdement condamnés

Procès ANEP 2 : Les anciens ministres Kaouane et Grine lourdement condamnés
Tribunal de Sidi M’hamed

Le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed a rendu, ce mardi, son verdict dans l’affaire de l’ANEP (Agence nationale d’édition et de publicité).

Le tribunal a condamné l’ancien ministre de la Communication Djamel Kaouane et l’ex-président-directeur général de l’ANEP Amine Chikr à 8 ans de prison ferme. L’ancien ministre de la Communication Hamid Grine a, pour sa part, écopé de 4 ans de prison ferme.

Par ailleurs, le tribunal a infligé une peine de 5 ans de prison ferme à M. Chérif, directeur de la communication et de la publicité au sein de l’agence, ainsi qu’à L. Amar, directeur général de la filiale de messagerie rapide relevant de l’ANEP.

Le Tribunal de première instance a condamné les autres coaccusés à des peines de 4 et 5 ans de réclusion. Certains ont bénéficié de la relaxe.

Le tribunal a également ordonné la confiscation de tous les comptes bancaires. Il a condamné les principaux accusés, Djamel Kaouane et Amine Echikr à verser chacun au Trésor public, une indemnité d’un million de dinars.

De plus, M. Chérif et L. Amar devront s’acquitter d’une indemnité de 500 000 dinars pour les préjudices causés. Tandis que Hamid Grine a été condamné à verser 200 000 dinars au Trésor public.

Il y a deux ans, une enquête judiciaire avait été ouverte à propos de soupçons de corruption et de dilapidation de fonds publics au sein de cette agence étatique chargée de la publicité institutionnelle. Cette enquête a conduit, en mars 2023, à la mise en détention provisoire de Kaouane et Echikr, en leur qualité d’anciens directeurs de l’ANEP (entre 2008 et 2018). Djamel Kaouane a également occupé le poste de ministre de la Communication en 2017.

Quant à Hamid Grine, ancien ministre du même portefeuille, il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire national. Dix autres responsables liés à l’agence de publicité publique font également l’objet de la même mesure.

Selon les mêmes sources, les accusations portent sur la dilapidation de deniers publics via l’octroi d’espaces publicitaires à des journaux fictifs ou « microscopiques » sans valeur éditoriale ou commerciale, abus de fonction, ainsi que favoritisme dans le choix des titres de presse bénéficiaires de la publicité publique.

L’ex-DG de l’ANEP est notamment accusé d’avoir octroyé largement de la publicité institutionnelle et publique à un quotidien dirigé par son épouse, selon les conclusions des enquêtes préliminaires. Selon les mêmes sources, cette situation a permis à ce jeune média d’engranger plusieurs milliards de centimes au bout de quelques années.

L’enquête aurait mis en lumière des graves irrégularités dans la gestion au sein de l’agence, dont le préjudice pourrait s’élever à plusieurs dizaines de milliards de centimes.



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