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Nationale

Prix du président de la République de la meilleure start-up Une initiative saluée par les jeunes entrepreneurs

Prix du président de la République de la meilleure start-up  Une initiative saluée par les jeunes entrepreneurs
Encourager l’entrepreneuriat innovant.

Nouvelle étape dans le renforcement de l’écosystème national de l’innovation. Un Prix du président de la République de la meilleure start-up vient d’être créé. Une initiative saluée par les entrepreneurs qui voient en cette distinction un appui pour l’entrepreneuriat innovant et offrira à coup sûr une meilleure visibilité aux start-up algériennes.

Publiée dans le sixième numéro du Journal officiel, cette distinction vise à encourager l’innovation et l’entrepreneuriat, tout en contribuant à la promotion d’une nouvelle économie fondée sur la connaissance et l’innovation. Elle prévoit l’octroi de récompenses annuelles aux acteurs qui se distinguent par le développement des meilleures solutions et services liés aux technologies modernes.

Le prix s’adresse à trois catégories d’acteurs de l’écosystème entrepreneurial, il s’agit de la meilleure structure d’accélération, qui bénéficiera d’un certificat honorifique ainsi que d’une récompense financière estimée à 3 millions de dinars algériens, de la meilleure start-up, récompensée par un certificat honorifique et une dotation de deux millions de dinars algériens et du meilleur projet innovant, qui recevra un certificat honorifique et une récompense financière estimée à un million de dinars algériens.

Cette initiative constitue une nouvelle étape dans le renforcement de l’esprit de compétitivité technologique et la promotion de l’entrepreneuriat innovant, avec pour objectif d’ancrer durablement la position de l’Algérie dans ce domaine.

Des fondateurs de start-up ont exprimé leur optimisme quant à l’impact de ce type d’initiatives sur le développement de l’innovation. M. Kheireddine Boulefaa, fondateur des start-up Moustachir et Yinvesti, a salué la création de ce prix présidentiel, qu’il considère comme « une forte source de motivation pour les start-up algériennes ».

Selon lui, cette compétition encouragera les entreprises émergentes à se démarquer à travers les innovations proposées, le chiffre d’affaires réalisé et la croissance annuelle enregistrée. Elle permettra également de mettre en lumière de nombreuses start-up encore peu visibles et de leur offrir une meilleure visibilité auprès des grandes entreprises de l’État et des institutions publiques, ouvrant ainsi la voie à de futures collaborations.

Boulefaa a également tenu à saluer le ministère de l’Économie de la connaissance et des Start-up, soulignant que ce projet est le fruit d’un travail engagé depuis plusieurs années. Il a exprimé l’espoir de voir un nombre croissant de start-up algériennes remporter ces distinctions et accéder, à terme, au statut d’acteurs économiques à l’échelle internationale.

Évoquant la réalité du terrain, l’entrepreneur a rappelé que de nombreuses start-up algériennes disposent d’innovations à forte valeur ajoutée et réalisent des chiffres d’affaires appréciables, mais demeurent insuffisamment visibles. À ses yeux, des compétitions telles que le Prix du Président de la République offrent une opportunité aux grandes entreprises de découvrir ces jeunes pousses, notamment dans le cadre de la loi sur l’innovation ouverte, qui encourage la coopération entre grandes entreprises et start-up.

Il estime par ailleurs que cette initiative contribuera à l’augmentation du nombre de start-up en Algérie, conformément aux ambitions affichées par l’État. « Lorsque des start-up algériennes parviennent à exporter leurs produits ou services à l’étranger, ce type de concours stimule l’innovation et permet à celle-ci de ne pas rester confinée, mais de contribuer concrètement à l’économie nationale », a-t-il souligné, établissant un parallèle avec le Prix du Président de la République du chercheur innovant.

A ce propos, M. Boulefaa s’est montré optimiste quant aux perspectives offertes par ces mesures, appelant à la création prochaine de micro-zones ou de zones franches dédiées aux start-up et aux structures d’accélération, afin de faciliter leur accès aux marchés internationaux. Après plus de six années de mise en place d’un écosystème dédié aux start-up en Algérie, il estime que le pays est entré dans une nouvelle phase, portée par une forte volonté politique, notamment de la part du président de la République et du ministère concerné, visant à faire des start-up des acteurs à part entière de l’économie nationale.



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