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prix du pétrole: Vers une réunion anticipée de l’Opep

prix du pétrole: Vers une réunion anticipée de l’Opep

Dans la perspective de stabiliser les prix du pétrole qui ont subi une baisse suite à la propagation du coronavirus en Chine, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires n’écartent pas l’éventualité de se rencontrer « très rapidement » pour faire face à la baisse des prix de l’or noir, qui ont terminé vendredi, à 58,16 dollars.
L’Opep et ses partenaires se réuniront-ils plus tôt que prévu ? Prévue pour début mars, la réunion peut être avancée. La déclaration du ministre de l’Energie russe, Alexandre Novak, ne laisse pas de doute.
« Nous pouvons nous réunir plus tôt, ce n’est pas du tout un problème. Nous pouvons nous rencontrer très rapidement si nécessaire… », a-t-il déclaré, affirmant que tout était encore « en discussion ».
Selon lui, l’épidémie de coronavirus en Chine peut affecter à la baisse la demande en hydrocarbures. Une situation à laquelle le cartel doit se préparer pour éviter de voir les prix du pétrole chuter, avec notamment la possibilité de prolonger l’échéance de la limitation de production. Pour Novak, il est question d’évaluer la situation et surveiller son évolution avant de prendre une décision. « Nous sommes prêts à réagir à ces choses-là, mais nous devons pour cela évaluer précisément la situation et surveiller son évolution sur plusieurs jours », a-t-il précisé.
De son côté Mohamed Arkab, ministre de l’Energie a aussi indiqué, en fin de semaine passée, la possibilité d’anticiper la réunion de l’Opep. « Il est fort probable que la réunion soit avancée au mois de février », a-t-il fait savoir, signalant que les pays concernés sont en concertation intense afin de trouver des solutions et des mécanismes permettant d’éviter de fortes retombées sur les cours du pétrole. Néanmoins, il minimise l’impact du coronavirus sur la demande. « Pour l’instant, l’impact du coronavirus sur la demande n’est pas vraiment important, mais l’inquiétude qui plane peut avoir un effet négatif sur les prix », a-t-il avancé. Cependant, toutes les mesures appropriées pour que le marché reste stable seront prises. « C’est notre objectif premier », a indiqué le ministre, qui n’a pas écarté l’éventualité de prolonger les échéances liées à la réduction de la production. Lui aussi a souligné que la décision n’est pas encore prise et que le contact est permanent avec les ministres de l’Energie de tous les pays pour trouver les solutions adéquates et les mettre en œuvre dans les jours à venir.
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a reculé de 0,2% pour clôturer à 58,16 dollars, son plus bas niveau depuis le mois d’octobre, alors qu’il avait atteint 68,91 dollars début janvier. Les investisseurs redoutent les conséquences de l’épidémie de pneumonie virale.
Des experts estiment que l’ampleur des mesures de quarantaine imposées par les autorités chinoises ainsi que la suspension par de nombreuses compagnies aériennes de leurs liaisons avec le pays « posent un risque économique majeur » pour la Chine et l’ensemble de l’économie mondiale, ainsi que « pour la demande en pétrole ». « Etant donné que les mesures préventives se concentrent principalement sur l’aviation et le transport public de passagers, la demande en kérosène sera la plus affectée », note-t-on. On anticipe également le recul de la demande chinoise de pétrole, qui pourrait diminuer de 250 000 barils par jour au premier trimestre.
C’est dans ce contexte-là que les pays de l’Opep et leurs partenaires auront à se réunir pour prendre une décision. Vont-ils prolonger les échéances de la réduction de la production décidée à Vienne ? Ou vont-ils se contenter de réduire davantage la production ?
 

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