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Nationale

Privatisation des entreprises publiques: Hanoune revient à la charge

Privatisation des entreprises publiques: Hanoune revient à la charge

La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, est revenue à la charge lors de la session ordinaire du comité central du Parti, ce vendredi à Zéralda, pour dénoncer « le gaspillage » de l’argent public et le « bradage » des entreprises étatiques.
En s’appuyant sur les chiffres de l’Agence nationale de développement des investissements (ANDI), la porte-parole du PT a affirmé hier que le montant des financements des projets d’investissements a atteint près de 1 200 mds de dinars en 2016, alors qu’aucun bilan n’a été fait par l’Agence sur l’utilisation de cette somme colossale.
« Combien de postes d’emploi ont été créés depuis par les bénéficiaires de ces crédits, quel est le chiffre d’impôts généré au Trésor public par ces nouveaux investissements et combien de salariés ont-ils été déclarés à la Cnas », s’est-elle demandé en déduisant qu’il y a beaucoup à boire et à manger dans ces affaires de crédits.
Outre « ces dizaines de milliards non remboursés », la SG du parti socialiste déplore la réévaluation des projets, à laquelle la loi de finances 2018 consacre 400 milliards de dinars au lieu d’imposer des pénalités de retard aux entreprises en charge de leur réalisation.

Hanoune est revenue sur l’ouverture du capital des entreprises publique au privé, en estimant que le président de la République est intervenu pour arrêter la liquidation du secteur public et les appétits voraces des prédateurs ».

Elle a recommandé une fois de plus l’abrogation de la loi de 2016 relative à l’investissement et la suppression pure et simple du Conseil des participations de l’Etat (CPE), qu’elle qualifie de « gouvernement de l’ombre » qui est chargé, selon elle, de faire disparaître les entreprises publiques au profit de « l’oligarchie et des entreprises étrangères ».
Hanoune est également revenue sur les déclarations de l’ex-ministre de l’Industrie Abdelhamid Temmar, qui a déclaré 400 entreprises étatiques cédées pour la modique somme de 1 milliard de dollars, sous prétexte que les sociétés étaient au bord de la faillite. « La privatisation a anéanti une grande partie de la production nationale », a-t-elle dénoncé en citant, à titre illustratif, l’Entreprise nationale des gaz industriels (ENGI) cédée à 66 % au groupe allemand Linde Gas entraînant, selon elle, un recul de la production nationale en gaz industriel et une dépendance de l’étranger.
Elle a évoqué les élections de novembre dernier, estimant que son parti est gagnant des élections « malgré les résultats qui s’affichent au profit des partis partisans du statu quo ». « Nous sommes partis gagnants ; nous avons préservé notre liberté politique et notre indépendance car aucun centre ne peut prétendre nous offrir une voix ou un siège », a-t-elle insisté.

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