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Prise en charge personnalisée de l’asthme

Prise en charge personnalisée de l’asthme

La salle des conférences Arslan de l’université Yahia-Farès a abrité, jeudi, une journée d’étude sur la thématique des virus émergents et la prise en charge personnalisée de l’asthme organisée par la faculté des sciences de la nature et de la vie et en présence de personnalités venues d’Angleterre, de France et d’enseignants et étudiants.

La problématique soulevée est de s’interroger sur l’émergence de certaines pathologies qu’on croyait jusqu’à récemment éradiquées et qui sont réapparues, devenant même un sujet d’étude et de recherche pour la communauté scientifique. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, est l’émergence de certaines maladies virales en dépit de l’amélioration des conditions de vie et de couverture sanitaire des populations.

Dans son allocution d’ouverture de la journée d’étude sur les virus émergents et la prise en charge personnalisée de l’asthme, le professeur Mustapha Oumouna, doyen de la faculté des sciences de la nature et de la vie, soulignera l’importance du problème des maladies virales comme le Sras (Syndrome respiratoire aigu), Ebola et Zika qui, dit-il, rappellent la vulnérabilité de l’homme face aux maladies infectieuses.

Certaines maladies apparaissent de nouveau, alors que d’autres maladies émergentes sont dues à l’apparition d’un agent ayant acquis une virulence plus importante, une toxine supplémentaire, dira le docteur Yahia Mekki, biologiste-virologue au CHU de Lyon et membre de l’Association amitié populaire franco-algérienne.

Ce dernier présentera un modèle d’étude sur la grippe et les arbovirus tels que Zika-virus, indiquant que la majorité des maladies infectieuses émergentes sont des zoonoses.

Cependant, « l’étude des agents infectieux en santé animale est actuellement importante pour anticiper les maladies à venir et poser le problème de la sécurité alimentaire ». Et de constater qu’outre les anciens virus, il y a des anciens nouveaux comme la tuberculose, la syphilis, la peste, la variole, qui ont fait leur réapparition.

Explicitant le concept relatif à la prise en charge personnalisée de l’asthme, Amrani Yassine, chercheur à l’université de Leicester (Angleterre), fera savoir que les patients ne répondent pas au traitement actuel à base de corticoïdes.

En plus, dira-t-il, même si leur pourcentage est faible, le coût de leur prise en charge est élevé pour la société parce que leurs traitements sont lourds, en plus d’une qualité de vie médiocre, ainsi que des crises paroxysmiques qui nécessitent souvent leur hospitalisation.

Pour répondre au problème, le spécialiste suggèrera une approche multidisciplinaire impliquant des médecins, des biologistes, des biostatisticiens dans le but de mieux comprendre si l’asthme sévère est une maladie hétérogène.

Selon ses propos, les résultats récents montrent que l’asthme sévère est composé de phénotypes différents qui doivent être traités différemment en se basant sur des approches thérapeutiques différentes. « Grâce aux approches multidisciplinaires phénotypiques, il a pu être identifié les marqueurs inflammatoires de certains patients souffrant d’un asthme sévère. »

L’intérêt, dira-t-il, est d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques utilisant plusieurs approches translationnelles combinant recherche fondamentale et recherche clinique, sachant que l’asthme sévère compte 10 % du nombre des asthmatiques mais dont le coût représente 50% du coût total de prise en charge de la maladie.

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