Prise de décision et gouvernance : Implication limitée des femmes – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Prise de décision et gouvernance : Implication limitée des femmes

Prise de décision et gouvernance : Implication limitée des femmes

La contribution de la femme dans le développement de l’économie a été à l’ordre du jour du Forum international de la femme (FIF) qu’organise la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA). Si la femme a pu intégrer le monde du travail et a pu créer des entreprises, son implication dans la prise de décision et le système de gouvernance reste limité. Très peu de femmes sont au niveau supérieur décisionnel.

La question a été débattue ce samedi, lors de la première journée du FIF, lors d’un panel qui a été dédié a la thématique, intitulé : «  Femme et gouvernance : la femme dans la société algérienne et sa présence dans l’échiquier de décision politique et économique ». Selon Hasna Amina Messaïd, vice-présidente du Conseil National Economique Social et Environnemental (CNESE), on évoque le rôle de la femme dans l’économie mais on parle très peu du rôle de la femme dans la gouvernance, relevant des inégalités entre les hommes et les femmes dans le marché du travail mais aussi les problèmes qu’elles rencontrent dans le processus entrepreneurial. « Les femmes ont moins de chance d’accès au marché du travail.

Le taux de chômage chez les femmes universitaires est important », a précisé la vice-présidente du CNESES qui souligne une progression très lente dans la carrière d’une femme, comparativement à celle des hommes. Selon elle, si on veut améliorer la participation de la femme dans le développement économique, cette discrimination doit être prise en considération.  Si le nombre de femmes qui créent des entreprises augmente, ces dernières rencontrent beaucoup plus de difficultés que les hommes, notamment en ce qui concerne accès aux crédits bancaires, affirme Mme Hasna Amina Messaïd, soulignant la faible présence des femmes au niveau décisionnel.

Elle a dans ce sens signalé des « taux très faibles ». « Dans le monde, en  2021, il y a uniquement 5% qui sont directeurs généraux 18% uniquement cheffes d’entreprises », a-t-elle précisé,  signalant la présence infime des femmes dans certains secteurs d’activité, à l’instar de celui Des finances.

En Algérie, les femmes cheffes d’entreprises représentent 10% de la totalité des chefs d’entreprise et 38% d’entre elles occupent des postes supérieurs, selon les précisions du CNESE. Pour essayer de remédier à ces inégalités, certains pays recourent au système de quotas pour favoriser l’évolution de la femme sur le marché du travail et au niveau décisionnel. « Cette démarche semble être un moyen qui permettra d’accélérer les changements puisque qu’il s’agit d’un problème lié à la société et à la culture », a-t-elle ajouté, évoquant une réflexion dans ce sens.

La présidente de la CGEA a de son côté évoqué la faible présence de la femme au niveau décisionnel. Saida Neghza qui est revenu sur le rôle de la femme et son implication dans la vie économique, politique et sociale a en effet affirmé qu’ «  en dépit des dispositions juridiques pour la protection des droits de la femme, elle est confrontée à certaines résistances sociales et culturelles  qui font que la femme ne participe pas à la prise de décision dans la vie politique et économique ».

Ce Forum sera, selon elle, une occasion d’échanger et de débattre  sur les moyens d’éliminer ces contradictions entre les textes de loi et la réalité. Il est également attendu de cette rencontre qui sera rehaussée par la tenue de sept panels animés des experts,  d’identifier les pesanteurs soci-culturels et sociologique limitant les efforts de la femme dans le processus de développement socio-économique du pays et proposer les actions visant à les lever, de se prononcer sur les pertinences de la politique des quotas dans l’implication des femmes et ses limites…

Le rôle de la femme dans d’autres secteurs d’activités a été aussi évoqué lors de cette première journée du Forum, comme c’est le cas  dans le secteur de l’environnement, qui a été mis en avant par la ministre de l’Environnement.

Plusieurs membres du gouvernement et responsables locaux et régionaux, à l’instar du directeur général de l’Organisation internationale du travail,  ont pris part à ce Forum qui prend fin aujourd’hui avec, notamment la lecture des recommandations.

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