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Prévention de l’ostéoporose : le défi du dépistage précoce

Prévention de l’ostéoporose : le défi du dépistage précoce

La prévention de l’ostéoporose, affectant la résistance osseuse, passe par un dépistage précoce, a affirmé à Alger, le président de la Société algérienne de Rhumatologie, le Professeur Hachemi Djoudi, soulignant le caractère silencieux de cette pathologie ne se manifestant que lorsque survient une fracture.

Intervenant à l’occasion d’une rencontre de célébration de la Journée mondiale de l’ostéoporose, le Pr Djoudi a mis en exergue le caractère « silencieux et la conséquence très handicapante de la maladie », laquelle ne se manifeste qu’une fois survenue la première fracture, préconisant, par conséquent, la nécessité d’un diagnostic précoce pour détecter l’état de résistance et de fragilité osseuses.

Parce que l’ostéoporose touche précisément le squelette, le spécialiste recommande « une protection des os dés la petite enfance, à travers notamment une bonne hygiène de vie, dont une alimentation saine et équilibrée. Ceci, en plus de s’exposer davantage au soleil.

Aux personnes adultes, les femmes essentiellement pour être les plus concernées dés la ménopause, il conseille d’ »éviter autant que faire se peut la première fracture, celle-ci se suivant souvent par d’autres, à savoir la cascade fracturaire », explique-t-il.

« Ainsi, une femme sur trois est sujette aux fractures après l’âge de 50 ans, contre une (1) femme sur deux (2) au-delà de 60 ans alors qu’elles sont 100 % de femmes à avoir au moins une fracture à partir de l’âge de 90 ans », a-t-il détaillé.

Aussi, le Pr Djoudi insiste sur l’importance de capturer les fractures lorsque celles-ci surviennent, en orientant les patients pour une bonne prise en charge vers le service de rhumatologie, mettant en garde, par ailleurs, sur le fait que les fractures dites sévères impactent négativement sur la qualité, mais aussi la durée de la vie.

Exerçant à l’hôpital spécialisé de Douéra, le Pr Chafika Haouichat a rappelé qu’une étude menée ces dernières années en Algérie a révélé une prévalence de plus de 36 % de cette affection chez les femmes âgées de plus de 45 ans, alors qu’une autre étude menée durant l’année en cours dans des services hospitaliers a révélé l’existence de quelques 25.000 cas annuellement.

Les deux spécialistes tiennent à relever l’importance de la sensibilisation de la population sur la proportion considérable de cette maladie au sein de notre société et de l’intérêt de s’en prémunir, soulignant qu’ »il s’agit de problème de santé publique ».

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