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Op-Ed

Presse d’opposition ou presse de nuisance

Comme à chaque phénomène social qui surgit dans notre vie en société qui peut entraîner une problématique, une folie médiatique s’empare d’une bonne partie de notre presse.

Le traitement des informations ne répond à aucune règle d’éthique, sans respect des obligations morales ou légales qui régit des conditions d’exercice de la profession, ni le droit de savoir qu’attendent, de ceux qui l’exerce, les citoyens, lecteurs, clients.
Tout porte à croire que la liberté d’expression dont nos médias jouissent est exploité ; sans retenue déontologique. A telle enseigne que certains journaux usent de cette liberté contre toute bonne foi, pour se plaindre d’être victime d’un bâillonnement de la presse, malgré le libre exercice dont ils usent et abusent sans être inquiétés par les autorités publiques. Ils se complaisent même dans cette turpitude.
Toutes les communications officielles à caractère politique, économique et sociale, ne sont jamais rapportées à l’intégralité. Elles sont édulcorées extrapolées, soit pour les vider de leur sens, soit pour e, faire une lecture négative. Souvent elles sont accompagnées de commentaires de slogans ont de propos dénigrants
Ce qui dénote l’impuissance de ces médias de bâtir et apposer une stratégie sociopolitique comme alternative à celle que les pouvoirs publics construisent. Cette incapacité se manifeste par des réprobations tendancieuses et particulièrement par les outrages ; injures et offenses, qui traduisent une haine viscérale, de deux que les expriment par incompétence ; envers ceux qui gouvernent.
Pourtant, tout phénomène social exprime une manifestation des rapports sociaux au sein de la société où s’affrontent des intérêts divergents et d’oppositions d’idées de différents groupes qui témoignent de la vitalité d’une communauté en devenir à l’instar d’autres sociétés.
Mais ces médias se saisissent de n’importe quel évènement qui se produit dans cette dynamique sociale pour de vouer aux gémonies les pouvoirs publics, du moins espèrent-ils.
En s’attaquant à l’Etat pour, disent-ils incapacité de bonne gouvernance c‘est toute la société algérienne qu’ils caricaturent pour s’allier avec une complicité sournoise ; avec ceux qui trompent serment conseillent de transposer leurs normes et valeurs – séculaires – aux pays qu’ils aient soumis, exploités et laissés en rade.On ne fait pas de l’opposition par le mépris et en s’aliénant.

Quelques évènements médiatisés illustratifs.
Le surdimensionnement médiatique du choléra dans quelques départements de l’Algérois est systématique de l’état d’esprit de cette frange de la presse.
Cette maladie épidémique, certes mortelle, est maîtrisable par notre système de santé. Sa détection et sa confirmation ont nécessité au préalable ; des analyses par des laboratoires spécialisés – Institut Pasteur – pour rendre l’information crédible. On a suspecté les autorités d’avoir voulu cacher l’information, on leur a reproché leur manque de réactivité, leur manque de maîtrise de l’information et même opposé des contrevérités ou des contradictions dans leurs déclarations par des rumeurs lancées par quelques réseaux sociaux non identifiés et répercutés par ces médias pour confondre et de crédibiliser les autorités sanitaires.
La bêtise de cafouillage médiatique ne s’est pas embarrassée à reprocher à toute l’équipe gouvernementale de ne pas s’être mobilisé. L’irrationnel de ces agitations est de reprocher l’absence du président de la République au chevet des malades. Pourquoi ne pas décréter cette maladie conjoncturelle, comme catastrophe nationale tant qu’on y est.
Ils ont eu l’outrecuidance de tenter de faire dresser un cordon sanitaire autour de l’Algérie en suggérant des mesures préventives à l’encontre de leur pays en distillant des fakenews qui proviendraient de l’étranger (France).
Rumeurs, par ailleurs, démentis par les officiels Français. C’est une aubaine pour des revanchards de l’Algérie de Papa.
La contradiction à l’alarmisme de ces organes d’information nous est venue d’outre-mer par une scientifique de l’Institut Pasteur Français qui avait estimé dans son entretien au Nouvel Observateur que la gestion de cette épidémie par les autorités sanitaires algériennes a été maîtrisé. Le sens de la responsabilité des autorités leur a fait prendre des précautions, avant de se précipiter à communiquer sur cette maladie : la recherche et l’enquête prennent du temps.
La pression et l’interprétation médiatique ont pu créer une confusion dans les différentes déclarations des intervenants.
Les quelques cas d’atteinte à la rougeole il y a quelques temps, par refus de faire vacciner leurs enfants par des parents qu’une rumeur de vaccin mortel a affolé, ont connus également un traitement médiatique qui a tenu en haleine une population désarmée.

L’autre exemple qui a mis en émoi les producteurs et les exportateurs de produits agricoles est la mise à l’index par une campagne virulente, des produits agricoles à cause d’un refoulement d’une ou de deux cargaisons de pommes de terre pour l’une qui aurait été considéré comme impropres à la consommation, et, l’autre pour non-conformité de l’emballage utilisé sur les palettes.

Ce genre d’importation qui peut se produire indifféremment dans tel ou tel pays – même les plus développés a été décrié chez nous comme une défaillance nationale au détriment de notre économie, et la population comme victime expiratoire, avec l’intention évidente à altérer l’image de l’Etat Algérien – qui se confond avec les institutions et non avec tel ou tel personne, exposant, par cette démesurée médiatique, notre pays à une mise en quarantaine internationale.

Les exemples de ces dépassements sont légions
La configuration politique n’échappe pas aux raccourcis et aux analyses réductrices pour fausser la dynamique de la société algérienne.
Elle est, au gré des circonstances présentées comme une communauté formant un seul bloc ; Tantôt révoltée contre la classe dirigeante ; tantôt tétanisée par le terrorisme islamiste – facilité par la grâce du passéisme du pouvoir qu’aurait vaincue ne résistance héroïque de la population.
Victoire subtilisée par le nouveau pouvoir incarné par le Président Abdelaziz Bouteflika qui en recueille les fruits pour revenir.
Système des années 70/78 – tout en le livrant aux nouveaux oligarques et en anesthésiant la population par des subventions sociales au détriment de l’économie productive, mais la baisse du prix du pétrole aurait montré la limite de cette politique.
Un cafouillis disparate des rapports entre les groupes sociaux et le pouvoir politique par lequel on laisse devenir que la population est à la merci d’un pouvoir omniprésent et aussi présent tout en étant volatile.

De révoltée, elle accepte la soumission à un ordre d’un autre âge, pour le combattre jusqu’à la vaincre. Puis tolère qu’on lui subtilise sa victoire, pour accepter de se faire assister une population modelable et malléable et un pouvoir hégémonique : une caricature bon forme de la société algérienne.
Cette présentation de notre formation sociale nous désespère sur les capacités d’analyse de notre économie politique par ceux qui se présentent comme élites intellectuelles de la société Algérienne.
Le peuple constitue une unité indéniable. Sa conscience d’appartenance à la même nation est affermie par son histoire, sa langue, sa culture islamique au sein d’une unité territoriale.

Mais plusieurs courants de pensées économiques socio-culturels la traverse – le peuple – Par la position économique et sociale de ses différents groupes au sein de la hiérarchie socio-économique de la société. Chaque classe ou catégorie sociale se définit par ses intérêts économiques et la représentation qu’elle se fait de sa société par sa culture, es croyances et son statut social. Par la connaissance de ces composantes et leurs interactions, l’on peut saisir les tendances politiques, idéologiques et économiques de ces différents groupes.

Quelle cause défendent ces médias ?
Aussi il est légitime d’essayer de comprendre les motivations qui poussent cette presse à stigmatiser et à jeter des anathèmes su l’Etat Algérien, à travers les institutions qui le représentent. Quel but poursuivent-ils à livrer en pâture leur pays pour alimenter ceux dont l’intérêt est son affaiblissement.
« Mais attention ! Ils ne sont pas cons ! « Comme le faisait remarquer un jour l’anthropologue A. Djeghoul. Mais Kader nous n’avons jamais dit qu’ils étaient cons ! Ils nous prennent pour des cons » lui répondit un autre interlocuteur. Notre sociologue esquissa un sourire.
Cette anecdote rappelle qu’une réflexion s’était déjà engagé sur la ligne éditoriale de ces journaux.
L’interprétation la plus manifeste qui se dégage des positions politiques qu’ils adoptent est qu’il se posent comme acteurs politico-médiatiques de nuisance contre le pouvoir politique, disposant de leur libre arbitre se déjouant de la légitimité des instituions pourtant fondé par les urnes par la simple raison que ce que le peuple veut-il l’obtient.
Les critiques tous azimuts de toute initiative gouvernementale, la mise en relief indifférence confondue – pourvu qu’elles stipendient l’action des autorité politiques démontrent leur volonté de discréditer les pouvoirs publics. Il ne se définissent ni ne s’identifient en prenant clairement position par un projet socio-économique.
Ils s’affichent comme indépendants et démocrates.
Indépendants de qui de quoi ? Ils ne l’expliquent pas.
Démocrates ? Tout le monde politique s’en réclame régime politique en vogue à l’ère de la mondialisation.
Pour son opposition négative à toutes les politiques socio-politiques et es initiatives économiques ils sont marginalisés de la société active.
Les valeurs occidentales qu’ils prônent les éloignent et quand elles ne les excluent pas de leur société. Elles leurs font perdre leur intégration sociale.

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