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Nationale

Présidentielle: Terrible dilemme pour Benflis

Présidentielle: Terrible dilemme pour Benflis

Ali Benflis est confronté à un terrible dilemme depuis que le général-major à la retraite Ali Ghediri a annoncé sa participation à l’élection présidentielle du mois d’avril prochain.
Si en 2014, le président du parti Talaie El Hourriet désigné de fait dauphin et qui il pouvait prétendre à une certaine reconnaissance, cette fois-ci l’entrée en lice de l’ancien haut gradé de l’ANP et déjà compétiteur ne lui dit rien de bon.
Tout au plus obtiendra-t-il une troisième place synonyme de mort politique. S’il se présente, -ce sera sa troisième tentative après 2004 et 2014- Benflis encourt le risque de passer dans l’histoire comme étant le candidat ayant le plus manqué de rendez-vous historiques au vu de sa popularité et de son ancrage dans la société. Plus le temps passe et plus l’équation de sa candidature semble hypothétique.
En recevant dimanche John O’Rourke, le chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie, Ali Benflis a expliqué à son interlocuteur « qu’il y avait encore beaucoup d’opacité autour des conditions de la tenue de cette élection pour que l’on puisse se prononcer, aujourd’hui, sur ce rendez-vous important qui peut ouvrir la voie à une solution de la crise comme il peut aggraver cette crise et plonger notre pays dans l’inconnu », a indiqué son parti dans un communiqué publié à l’issue de cette rencontre.
Pourtant en 2014, Benflis était bien présent face à Bouteflika comme en 2004, où il a subi deux revers historique. Même s’il a annoncé avoir procédé au retrait des formulaires de parrainages citoyens et que ses militants sont en train de collecter les signatures, le président de Talaie El Hourriet hésite encore à se manifester. Mais la décision finale concernant sa candidature doit être tranchée lors d’une prochaine réunion du Comité central de son parti. Car Benflis aura encore fort à faire face à la majorité présidentielle qui regroupe le FLN, le RND, le MPA et TAJ en attendant l’ANR, le FNA et El Islah, la famille politique au sens large qui soutient Abdelaziz Bouteflika. Sans faire directement partie de la majorité présidentielle, ces trois derniers partis sont considérés comme alliés et soutiennent Bouteflika depuis peu.
De son côté, le chef du MSP, Abderrezak Makri, maintient le cap et annonce sa participation à l’élection présidentielle : « Je maintiens ma candidature quoi qu’il arrive conformément à la décision prise par le Majliss Echourra », a en effet confié hier Makri avant d’ajouter : « Il n’a jamais été question de nous retirer. Il est vrai qu’une tendance lourde était en faveur d’un retrait si jamais le président Bouteflika briguait un 5e mandat. Mais le Majliss Echourra a fini par trancher en faveur d’une candidature du mouvement et ce, quels que soient les challengers », a-t-il encore précisé : « Je suis certes le premier responsable du MSP mais je suis aussi obligé de tenir compte des avis des structures du mouvement où les décisions se prennent démocratiquement », a souligné Makri. Mais qu’est-ce qui a pu changer en si peu de temps la vision du leader du MSP qui, il y a quelques jours, prédisait le chaos si le report de l’élection présidentielle n’était pas acté ?
Samedi dernier, les dirigeants des partis de l’Alliance présidentielle réunis au siège du FLN ont annoncé que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, sera leur candidat pour l’élection présidentielle du 18 avril prochain. La réunion a regroupé le coordinateur de l’instance provisoire du FLN Mouad Bouchareb, le SG du RND Ahmed Ouyahia, le président du MPA Amara Benyounes, et le président de TAJ Amar Ghoul. Dans le communiqué final, ces partis ont annoncé que Abdelaziz Bouteflika « sera notre candidat pour l’élection présidentielle du 18 avril 2019 » saluant, par la même occasion, les acquis liés à la paix, à la stabilité et au développement réalisés sous sa direction.

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