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Nationale

Présidentielle : Les incertitudes du FLN

Présidentielle : Les incertitudes du FLN

Les incertitudes planent toujours sur le parti FLN. En plus de la crise qui le secoue depuis des années, l’incarcération de ses chefs et le chaos organique qui caractérise ses appareils et ses structures régionales, le vieux parti se retrouve cette fois-ci dans une posture délicate à la veille de l’élection présidentielle. Pour la première fois depuis l’indépendance du pays, le parti majoritaire au sein des institutions n’a ni candidat déclaré, ni annoncé sa préférence pour une candidature consensuelle ou indépendante. Il ne parvient même pas à prendre une décision tranchante sur ce scrutin, qui pourrait bien être décisif pour l’avenir du parti lui-même.

S’il est vrai que les effets du hirak l’ont fortement laminé, le FLN tente de rester en vie en jouant sur une mobilisation de la base. Mais il manque d’arguments. De plus, la formation est tiraillée entre plusieurs options, soit la tenue d’une session extraordinaire du comité central, seule instance du parti habilitée à prendre des décisions politiques majeures, et désigner ou élire un nouveau secrétaire général, soit rester en retrait, gagner du temps pour panser ses blessures et rebondir dans quelques mois.

En réalité, le débat interne est intense, puisque les membres du Bureau politique n’arrivent pas à trancher, malgré deux réunions en quatre jours. Même la convocation des mouhafedhs au siège du parti à Hydra, samedi dernier, n’a pas permis aux dirigeants du FLN d’éclairer leur lanterne. Les divisions sont flagrantes, notamment au sein du groupe parlementaire, ainsi qu’au sein du CC.

Selon des informations émanant de l’entourage du SG par intérim, Ali Sediki, il semble que le FLN va engager des consultations très larges au niveau de la base, en mobilisant des députés et des membres du BP. Objectif : dégager une décision finale et sans équivoque sur la présidentielle de décembre prochain. Il reste encore une quinzaine de jours avant la fin du délai de dépôt des candidatures, suffisamment pour que le parti puisse engager un candidat ou en soutenir un autre.

En fait, le FLN n’a nullement l’intention de rester en marge du processus électoral. Sous forte pression de la part des caciques, Sediki n’entend pas rester les bras croisés. Il tente de remobiliser un tant soit peu ses troupes, en publiant hier une lettre adressée aux militants.

Dans cette lettre publiée sur le site du FLN, le SG par intérim souligne que « la prochaine présidentielle est une étape historique, décisive dans la vie de la nation », invitant du coup « à la mobilisation de toutes les potentialités ».

« Non seulement il n’est pas permis au FLN d’être dépassé par les événements, mais faudra que ses militants soient à l’avant-garde pour être en cohérence avec la volonté du peuple et son désir de changement et de construction d’une Algérie nouvelle, dont les fondements sont la démocratie et l’égalité sociale », exhorte Ali Seddiki.

La participation forte et effective des enfants du FLN à la prochaine présidentielle est « un devoir national dicté par la responsabilité historique du parti, qui doit être partie prenante du rendez-vous électoral dans les conditions actuelles que connaît l’Algérie », souligne encore l’intérimaire. Sediki croit que ce vote sera « l’occasion de redorer l’image du parti, issu du peuple », dénonçant certaines parties qui appellent à sa dissolution.

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