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Nationale

Présidentielle 2019 : Les partis islamistes rejoignent l’opposition et lestent le scrutin

Présidentielle 2019 : Les partis islamistes rejoignent l’opposition et lestent le scrutin

Les défections des partis d’opposition pour l’élection présidentielle du 12 décembre prochain continuent alors que ceux traditionnellement proches du pouvoir affichent clairement leurs ambitions politiques.

Après le parti de Abdallah Djaballah, le FJD, et celui de Mohamed Said, le PLJ, c’est au tour du parti islamiste d’Abderrezak Makri d’annoncer qu’il ne sera pas partant pour cette présidentielle.

Le MSP a indiqué, samedi soir, que la décision a été prise par le Conseil consultatif du mouvement. « Le MSP ne participera pas à l’élection. C’est la décision du Conseil consultatif national », a indiqué Abdallah Benadjimia, chargé de communication du parti.

La non-participation du MSP a été prise à l’issue d’un débat de plusieurs heures, selon la même source. La décision du MSP intervient au lendemain de celle du FJD. Le parti de Abdallah Djaballah a décidé de ne pas prendre part à la prochaine présidentielle, et mercredi, le PLJ, un autre parti de la mouvance islamiste, avait pris une décision similaire

La liste des personnalités politiques et chefs de partis qui dénoncent cette présidentielle ne fait ainsi que s’élargir, avec le refus du parti de Abdallah Djaballah, le Front de la justice et du développement, qui a pris la décision de ne pas présenter de candidat au scrutin.

Cette décision, rappelle-t-on, avait été prise à l’issue d’une réunion du Conseil consultatif (Madjliss echoura) du parti. Le FJD a annoncé sa non-participation à l’élection présidentielle après le PLJ de Mohamed Saïd. De son côté, l’ancien ministre de la communication Abdelaziz Rahabi a indiqué sur sa page Facebook, mercredi, qu’il ne compte pas se porter candidat.

En revanche, Ali Benflis et Abdelmadjid Tebboune, deux symboles du régime Bouteflika, ont annoncé leur intention de se porter candidats à cette présidentielle.

Deux sorties politiques qui ont fait dire aux observateurs que les hommes du régime de Bouteflika, en allant postuler pour l’élection présidentielle de décembre prochain, confirment étrangement une sorte de « 5e » mandat sans le président Bouteflika.

Une impression de déjà-vu pour la classe politique, d’autant que le RND, drivé temporairement par l’ex-ministre de la Culture Azzedine Mihoubi, a annoncé officiellement son intention d’entrer de plain-pied dans la course à la présidentielle.

En attendant la position du FLN, qui a implosé avec des scandales politico-financiers à répétition ayant mis « K.O. debout » un parti en nette perte de vitesse, qui a (définitivement ?) perdu toute crédibilité politique, il y a des personnalités qui s’en réclament et annoncent leurs prétentions électorales.

Saïd Bouhadja, l’ex-président de l’APN, qui veut se porter candidat sous la bannière du FLN tout en coupant l’herbe sous les pieds de Tebboune en déclarant que celui-ci n’est pas le candidat du parti, pourra-t-il convaincre ses opposants ?

Ailleurs, les « têtes de pont » traditionnels, proches du pouvoir, pour « crédibiliser » cette élection présidentielle, dont l’ANR et d’autres petits partis « officiellement » indépendants, sont déjà sur la ligne de départ.

Reste à savoir quel climat politique va prévaloir d’ici à la prochaine élection présidentielle avec l’intention du mouvement populaire, le Hirak, de dénoncer pacifiquement, mais pas d’empêcher ce rendez-vous électoral.

La réaction des partis d’opposition de la ligne dure, dont le RCD, le FFS et le PT, sera également intéressante à suivre.

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