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Nationale

Président du Conseil libyen : Alger pour une solution politique à la crise

Président du Conseil libyen : Alger pour une solution politique à la crise

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia s’est entretenu hier avec le président du Conseil présidentiel du gouvernement d’entente nationale de Libye, Faïz Serradj, en visite à Alger.

Les discussions ont porté sur les perspectives la stabilité et de sécurité en Libye à la faveur de l’accord politique libyen, et sur la coopération politique bilatérale en prévision de la tenue de la haute commission mixte algéro-libyenne au début de l’année prochaine.

Le point le plus important de cette visite, qui retient l’attention, demeure l’évolution de la situation en Libye ainsi que les efforts menés dans le cadre du processus de règlement politique de la crise dans ce pays, fondé sur l’accord du 17 décembre 2015.

Cette rencontre a permis au côté algérien de réitérer sa position constante de soutien de l’Algérie aux efforts des Nations Unies et à la dynamique de paix initiée en Libye sur la base du dialogue inclusif et de la réconciliation nationale, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Cette entrevue a été également l’occasion pour l’Algérie de réitérer sa disponibilité de poursuivre ses efforts en soutien au processus politique en cours sous l’égide des Nations Unies.

Hier, les trois ministres de l’Algérie, de l’Egypte et de la Tunisie se sont rencontrés à Tunis dans le cadre de la 4e réunion de coordination des ministres des Affaires étrangères, pour étudier les perspectives d’une solution politique globale en Libye et discuter du suivi des principes adoptés par la Déclaration de Tunis pour un règlement politique global de la crise, signé le 20 février 2017, et des réunions qui se sont tenues, ensuite, à Alger, New York et au Caire.

Rappelons qu’en septembre dernier, le chef de la diplomatie algérienne, Abdelkader Messahel, avait déjà réaffirmé la position de l’Algérie sur la crise en Libye, en préconisant une solution politique lors des travaux du 4e sommet du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye tenu en septembre dernier à Brazzaville.

Dans son intervention, le chef de la diplomatie algérienne avait souligné une fois de plus que l’Algérie est en faveur d’une solution politique basée sur le dialogue et la réconciliation nationale, en dehors de toute ingérence étrangère.

« L’option militaire ne saurait être acceptée car elle mènerait à la partition et au chaos en Libye et profiterait aux forces du mal, à savoir les groupes criminels et terroristes », avait-il déclaré à l’adresse des parties libyennes ainsi que des membres de la Commission de Dialogue libyenne qui ont assisté à ce sommet régional.

Messahel avait également rappelé les efforts que l’Algérie a consentis depuis le début de la crise en vue de rapprocher les positions des acteurs libyens et de favoriser l’émergence d’une solution politique consensuelle à travers une approche inclusive de dialogue et de réconciliation.

Par ailleurs, le ministre avait salué les victoires remportées par les Libyens dans leur lutte contre le terrorisme à Syrte, à Benghazi et dans plusieurs autres villes libyennes. Pour reconstituer leur Etat, le ministre avait souligné l’impératif pour les Libyens d’unifier les institutions nationales, notamment la mise en place d’une armée nationale et de services de sécurité et d’institutions représentatives fortes et légitimes.

« Cela permettra de conforter les efforts de recouvrement de la stabilité et de la sécurité en Libye, nécessaires à l’édification d’un Etat national fort et crédible, à même de prendre en charge ses missions régaliennes et d’assurer les aspirations du peuple frère de Libye », avait-il préconisé.

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