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Nationale

Préservation des biens culturels à Tizi ouzou

Préservation des biens culturels à Tizi ouzou

La commission de wilaya des biens culturels a approuvé en cours de la semaine écoulée deux nouvelles propositions de classement formulées par la direction de la culture dans le cadre de sa politique de protection et de sauvegarde du patrimoine.

Les dossiers présentés le 14 avril devant la commission concernent la maison natale du chanteur Cherif kheddam et la demeure de nationaliste Imache Amar qui viennent, désormais, d’être inscrits sur l’inventaire supplémentaire des biens culturels de la wilaya de Tizi Ouzou. La première bâtisse, en l’occurrence la maison de Cherif Kheddam, est sise au niveau du village Boumessaoud à trois kilomètres du chef-lieu communal d’Imesouhal dans la daïra d’Iferhounène.

Elle est construite selon les normes architecturales kabyles et se trouve dans un état d’abandon et de dégradation très avancé depuis le départ de la famille Kheddam venue à Alger. Son classement rentre dans le cadre de la préservation de l’image de marque de ce grand homme qui a offert à la chanson kabyle la possibilité d’aller au-delà des frontières et de se frôler une place parmi toutes les musiques du monde.

« Le classement de la demeure de Cherif Kheddam au patrimoine national, est une reconnaissance de sa grandeur et de son apport à la chanson algérienne. C’est aussi un hommage à ce grand maître et c’est aussi une manière de préserver cette richesse culturelle », peut-on lire dans le dossier proposé au classement.

L’autre œuvre que la direction de la culture a voulu préserver de l’oubli est la maison d’Imache Amar, un intellectuel qui a servi la cause nationale en Algérie et en France et a longtemps milité pour la libération de notre pays. Sa demeure se trouve au niveau du village Aït Mesbah dans la commune et la daîra de Beni Douala.

Il s’agit donc d’un monument historique relatif à la révolution nationale dont le périmètre de classement s’étale sur une superficie de 74,25m². La maison, incarne un style architectural traditionnel kabyle et comporte toutes les parties connues comme takaât, takanna, adaynin et ikufan.

Elle est construite en pierre, terre et paille et nécessite actuellement des travaux de réfection, vue l’état de délabrement de certaines parties.

La direction de la culture estime que la préservation de ce monument, dans lequel a grandi l’un des fondateurs du mouvement national algérien qui s’est battu depuis les années 1920 pour l’indépendance de l’Algérie, permettra la sauvegarde de la mémoire collective de la nation, à travers la mise en valeur d’un lieu de remémoration et d’évocation.

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