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Présentation d’un exposé sur les défis de la politique sanitaire

Présentation d’un exposé  sur les défis de la politique sanitaire

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a présenté devant la commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la formation professionnelle de l’Assemblée populaire nationale (APN), un exposé sur les défis de la politique sanitaire en Algérie, a précisé un communiqué de l’APN.

M. Boudiaf a précisé que son département ministériel a engagé, depuis le début du troisième trimestre 2013, une opération de « recensement exhaustive » qui a touché tous les établissements et structures sanitaires de proximité à travers le pays en vue de « relever les dysfonctionnements contre lesquels le secteur bute en dépit des moyens importants mobilisés par les autorités publiques ».

Une feuille de route a été mise en place à l’effet de réorganiser le service d’urgences et le doter des moyens matériels et humains dans le sens de l’amélioration de l’accueil et de l’orientation, l’humanisation des établissements sanitaires, la mobilisation effective des équipes médicales et paramédicales, techniques et administratives au niveaux des urgences et des points de garde ainsi que le renforcement de ces unités en équipements d’imagerie et d’un laboratoire », a indiqué M. Boudiaf.

La feuille de route porte également sur la disponibilité permanente des médicaments et des consommables médicaux et l’adoption des conventions de jumelage entre les hôpitaux du nord et des wilayas du Sud et des Hauts plateaux, comme moyen pour combler le déficit enregistré dans certaines prestations médicales spécialisées », a ajouté le ministre.

S’agissant de la formation et de la valorisation des ressources humaines, le ministère de la santé a entamé l’élaboration d’un programme intense prévoyant la formation de plus de 15000 aides-soignants pour garantir le bon fonctionnement des structures sanitaires de proximité, la formation des médecins généralistes pour deux années dans plusieurs spécialités médicales et la formation de techniciens dans la maintenance des équipements médicaux.

Pour ce qui est de la lutte anticancer, des mesures urgentes ont été prises touchant à la formation des médecins généralistes dans la chimiothérapie, l’ouverture de services et unités de chimiothérapie au niveau de toutes les wilayas du pays, la garantie de la disponibilité des médicaments anticancéreux, la relance des projets relatifs à la réalisation de centres anticancéreux à Annaba et Tizi Ouzou qui seront délivrés durant 2015, a ajouté M. Boudiaf. Le programme prévoit également la réhabilitation des centres de Blida, Alger et Oran et la modernisation des équipements.

Au programme figure également la mise en place d’un partenariat stratégique avec les fabricants d’équipements américains à l’instar de celui conclu avec la frime Varian de radiothérapie, l’ouverture d’un registre national électronique du Cancer afin de déterminer le nombre exact de cancéreux.

A ce titre M. Boudiaf a fait état d’un plan stratégique de lutte anticancer 2015-2019, annonçant que cette période verra la réception totale des centres anticancéreux pour éradiquer définitivement le déficit accusé en la matière.
Concernant la pénurie de médicaments, le ministre a fait savoir que des crédits ont été affectés pour l’acquisition de médicaments anticancéreux.

Les mesures organisationnelles d’approvisionnement des hôpitaux en produits pharmaceutiques par la pharmacie centrale des hôpitaux ont été révisées, a ajouté le ministre, précisant qu’une stratégie sera mise au point pour assurer la disponibilité des vaccins et sérums au niveau de l’institut Pasteur.

Les nouveaux besoins de la santé « nécessitent la création d’un nouveau cadre législatif et réglementaire adapté aux mutations socio-économiques en cours dans le pays et les progrès de la médecine et des technologies appliquées à la santé, a soutenu le ministre qui a insisté sur l’impératif d’une organisation adéquate du système de santé national et l’élaboration d’une stratégie axée sur la prévention ».

Cette nouvelle donne « exige la mise en place d’un arsenal juridique pour encadrer les activités liées à la déontologie des sciences médicales comme les essais cliniques, la transplantation et la greffe d’organe en consacrant le principe de gratuité des soins dans un cadre basé sur la justice et des moyens de financement innovés ».

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