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Nationale

Présence accrue des observateurs internationaux aux législatives

Présence accrue des observateurs internationaux aux législatives

L’Algérie a un rendez-vous électoral le 4 mai prochain. Il s’agit des élections législatives qui se tiennent sur fond de démocratie pluraliste, à la suite des réformes entreprises par le gouvernement.


Plusieurs observateurs africains, arabes et internationaux seront présents en Algérie pour superviser la consultation électorale qui se veut libre, transparente et équitable, avec la participation d’une cinquantaine de partis politiques qui se lancent à la conquête des 462 sièges de députés. De son côté, la communauté internationale y accorde la plus grande attention, faisant que ce rendez-vous électoral sera le plus surveillé à ce jour. En plus de la Ligue arabe qui vient de confirmer la présence en masse de ses observateurs, selon son SG, près de 600 observateurs et experts en matière électorale sont attendus, dont 200 observateurs pour le compte de l’Union africaine (UA), 150 observateurs du côté de l’Union européenne (UE) et d’autres des ONG.

Signalons que pour relever le défi de la démocratie en Algérie, le gouvernement a pris toutes les précautions qui s’imposent avec, entre autres, une série de réformes politiques adoptées en décembre 2011, dont un nouveau code électoral qui accorde, désormais, le contrôle du processus et l’organisation du scrutin à la justice et au HIISE plutôt qu’à l’administration, jugée sujette à caution en matière d’impartialité. Une nouvelle loi sur les partis politiques a également été instituée, qui impose désormais à l’administration de motiver son refus, d’accorder l’agrément à toute nouvelle formation politique qui en fait la demande. Enfin, pour démontrer toute sa bonne foi sur la tenue d’un scrutin à la hauteur des exigences internationales, le gouvernement compte convier les différentes missions d’observation à superviser l’ensemble des opérations électorales et à témoigner auprès des opinions publiques nationales et internationales.

Le nombre de ces observateurs ne sera pas limité par l’Algérie. Ce n’est pas l’Algérie qui va contraindre et limiter le nombre d’observateurs. Enfin l’Algérie compte mettre en œuvre une partie des recommandations du rapport critique de l’UE sur les dernières législatives de 2012. Le rapport, pour rappel, a relevé des faiblesses et des insuffisances dans l’ensemble du processus électoral en Algérie, que ce soit en amont, en aval ou au cours des opérations de vote.

L’Algérie compte appliquer 17 des 38 recommandations contenues dans le rapport. Le rapport, fruit d’une mission d’environ deux mois de 150 observateurs européens, a critiqué une série d’insuffisances dans les diverses étapes du déroulement des législatives de 2012. Les observateurs de l’UE avaient en effet appelé à l’établissement d’un fichier électoral consolidé et à la publication systématique des listes définitives des électeurs et des procès-verbaux des résultats de chaque bureau de vote sur le site Internet de l’administration. Ils ont également recommandé d’ouvrir aux partis l’accès à toutes les étapes du processus électoral, de simplifier les démarches concernant la création des partis, d’autoriser des réunions publiques hors salle et d’assurer la présence de tous les représentants de partis dans les bureaux de vote. 
 

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