Près de 30 documents supprimés pour les citoyens : Un cap irréversible pour le secteur du travail
Accélération de la numérisation, suppression de documents jugés obsolètes, évaluation nationale inédite sont les principales orientations du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saïhi, jeudi dernier à Alger, dans un engagement ferme et irréversible de bâtir une administration moderne au service du citoyen.
Présidant, l’ouverture d’une journée d’étude consacrée aux mesures de simplification des procédures et de modernisation des performances, le ministre a affirmé que « la numérisation représente aujourd’hui un pilier fondamental dans le processus de réforme de l’Etat ». Il a souligné qu’elle constitue « un outil efficace pour réduire la bureaucratie, renforcer la transparence et la gouvernance, et améliorer la qualité du service public »
S’adressant aux cadres de l’administration centrale et des organismes sous tutelle, ainsi qu’aux responsables locaux, connectés par visioconférence, il a assuré que son département s’est engagé « avec sérieux et détermination » dans cette dynamique, à travers « une vision stratégique visant la modernisation des systèmes de gestion et l’amélioration des performances ».
Saïhi a également fait savoir que l’année 2025 a marqué « une véritable avancée qualitative » dans ce chantier, précisant que « 27 projets numériques ont été concrétisés dans le cadre des différents axes de la stratégie nationale de transition numérique ». Il a notamment évoqué « trois opérations majeures de renforcement des infrastructures, dont le déploiement de réseaux nationaux en fibre optique spécialisée (LS) », soulignant que ces investissements ont permis « d’améliorer la sécurité des réseaux, d’accroître la fiabilité des systèmes d’information et de garantir la continuité du service ».
Le ministre a également annoncé le lancement de « huit nouveaux services numériques au profit des assurés » et de « six services dédiés aux entreprises », ainsi que « six plates-formes numériques destinées à moderniser la gestion des organismes sous tutelle ». L’objectif, a-t-il expliqué, est de « consacrer un mode de gestion fondé sur les données et les indicateurs de performance ».
Dans le même élan, M.0 Saïhi a mis en avant « un programme de formation de haut niveau au bénéfice des ressources humaines », en plus de « quatre mécanismes financiers numériques, incluant le paiement à distance, le paiement électronique et le prélèvement automatique », destinés à « renforcer la transparence des transactions et en faciliter les démarches ».
Fin de la répétition des documents
Sur le terrain de la simplification administrative, le ministre a annoncé une mesure forte en déclarant que « vingt-sept documents administratifs ont été supprimés », précisant que ces pièces « sont désormais traitées automatiquement, sans obliger le citoyen à se déplacer ».
Il a également souligné que le renforcement de l’interconnexion des bases de données, appuyé sur le numéro d’identification national (NIN), œuvre à consacrer « le principe de l’administration numérique unifiée » et à « mettre fin à la répétition des documents et aux incohérences d’information ».
Dans le cadre de la modernisation des modes de gestion, le ministre a annoncé que le secteur « prépare l’adoption d’une numérisation intégrale des procédures de recrutement externe ». Il a expliqué que cette démarche inclura la publication électronique des concours, la réception et l’examen numériques des dossiers, ainsi que l’organisation d’entretiens à distance via des plates-formes sécurisées. Il a tenu à assurer que « cette approche consacre la transparence et l’égalité des chances entre tous les candidats, et ce à travers l’ensemble des wilayas du pays ».
Le ministre a, par ailleurs, révélé la réalisation d’« une vaste opération d’évaluation sur le terrain », avec « 1 482 missions d’évaluation à travers les 58 wilayas », ainsi que la participation de « plus de 19 000 citoyens », l’objectif étant de mesurer le niveau de satisfaction des usagers et d’améliorer la qualité des services, notamment numériques. Il a mis en avant le rôle central de l’Inspection générale du ministère et des inspections des organismes sous tutelle dans l’accompagnement des réformes, et ce à travers « des sorties de terrain, des contrôles réguliers et l’évaluation du respect des orientations et des textes réglementaires ».
En conclusion, M. Saïhi a soutenu que « la simplification des procédures et l’adoption de la numérisation constituent un critère essentiel dans l’évaluation des responsables ». Une orientation qui, selon lui, a pour principal but d’« ancrer une culture du résultat et à renforcer la confiance du citoyen envers l’administration publique ».
Il convient de noter que les travaux de la journée ont été marqués par plusieurs présentations assurées par les cadres de l’administration centrale et des organismes sous tutelle, portant sur le parcours de simplification administrative, son impact sur la qualité du service public et les perspectives du secteur pour la période 2026-2030.
En marge de la rencontre, une réunion a rassemblé l’inspecteur général et les inspecteurs des organismes sous tutelle afin d’examiner les modalités d’accompagnement des réformes et de mesurer leur application effective sur le terrain. Des recommandations opérationnelles ont été formulées pour consolider la dynamique engagée et ancrer davantage les principes de bonne gouvernance, conformément aux orientations des hautes autorités du pays.