Préparatifs de l’Aïd El-Fitr à Oran: Entre traditions et solidarité
À Oran, comme partout en Algérie, l’Aïd El-Fitr est une célébration très attendue, marquant la fin du mois sacré du Ramadhan. Dans toute la ville, de Sidi El Houari à Médina Jdida, en passant par El Hamri et Akid Lotfi, l’effervescence gagne les foyers et les commerces à l’approche de cette fête. Entre les achats des habits, la préparation des pâtisseries et les gestes de solidarité, les habitants s’activent pour faire de cette journée un moment de joie et de partage.
L’un des éléments incontournables des préparatifs est la confection des pâtisseries traditionnelles. Les familles oranaises préparent avec soin des douceurs comme la baklawa, la ghraïba, le makrout louz et les cornes de gazelle, qui occupent une place centrale dans les festivités.
Si certaines ménagères préfèrent les acheter dans les nombreuses pâtisseries de la ville, d’autres choisissent de les faire à la maison. « Chaque année, je prends plaisir à préparer les gâteaux de l’Aïd avec ma mère et mes sœurs. C’est un moment de partage où l’on perpétue les traditions familiales, et cela me rappelle mon enfance », confie Amina, une habitante de Médina Jdida.
Dans les commerces spécialisés d’Oran, notamment à M’dina Jdida et au marché de Miramar, l’affluence est à son comble, et les longues files d’attente témoignent de l’importance accordée aux traditions culinaires de l’Aïd. Les marchés, comme celui d’El Hamri, connaissent une activité intense, où les habitants viennent acheter les derniers ingrédients pour finaliser leurs préparatifs. Partout, l’excitation est palpable, et la ville se pare de senteurs sucrées et d’une ambiance chaleureuse.
Outre les préparatifs culinaires, l’achat de nouveaux vêtements est une autre tradition importante. Dans les boutiques du centre-ville et des quartiers populaires, comme Maraval, parents et enfants arpentent les magasins à la recherche de tenues élégantes pour la fête. Cette coutume, ancrée dans la culture oranaise, symbolise le renouveau et la joie de l’Aïd.
Mais cette fête ne se limite pas aux plaisirs gourmands et vestimentaires. Elle est aussi marquée par des élans de solidarité, notamment envers les enfants issus de familles défavorisées. Plusieurs initiatives locales ont été mises en place pour leur offrir des vêtements neufs. « Voir le sourire des enfants lorsqu’ils reçoivent leurs nouveaux vêtements, c’est la plus belle récompense », explique Karim, bénévole à la Cité-Petit.
En dépit des contraintes quotidiennes, les habitants d’Oran tiennent à préserver leurs traditions et à renforcer les valeurs de partage qui font la richesse de l’Aïd. « L’Aïd, c’est avant tout un moment de retrouvailles avec la famille », conclut Ahmed, un habitant d’Akid Lotfi.