Année 2025– Pouvoir d’achat, logement, allocations : Tebboune, le social dans le cœur
Le volet social a constitué l’un des segments qui ont tenu à cœur la démarche du président Abdelmadjid Tebboune dans la promotion à la fois le pouvoir d’achat du citoyen et de préserver sa dignité. Le logement, la hausse du SNMG, les pensions de retraites et l’allocation chômage ont été les chantiers sur lesquels le chef de l’Etat a le plus insisté en 2025 afin de garantir aux algériens aux revenus modestes une vie décente.
Les mesures sociales en question, ayant jalonné l’année 2025, portent, notamment, sur l’augmentation du salaire national minimum garanti (SNMG) et la revalorisation des pensions de retraite afin de faire face à l’inflation, la hausse de l’allocation chômage durant la période de recherche d’emploi, ainsi qu’une gestion jugée « remarquablement accélérée » des travaux liés au programme de la formule location-vente AADL. Vient également s’y greffer l’allongement du congé de maternité, consacré par la nouvelle loi relative aux assurances sociales.
La promesse, tenue par M. Tebboune, de revaloriser le SNMG figure parmi les mesures phares de l’année écoulée, visant à soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs salariés dans un contexte inflationniste. Dès janvier 2026, le SNMG passe concrètement de 20 000 DA à 24 000 DA, soit une augmentation de 4 000 DA. Il convient de souligner que cette revalorisation constitue la première de cette ampleur depuis le début des ajustements du SNMG, selon les informations communiquées à l’issue du Conseil des ministres, tenu le dimanche 30 novembre 2025.
Parallèlement, le gouvernement a adopté des mesures pour augmenter les pensions de retraite, calculées sur des taux différenciés en fonction des montants perçus par les retraités concernés, face au renchérissement du coût de la vie. A la suite d’une présentation consacrée à cette revalorisation, le même Conseil des ministres a, à cet effet, approuvé une majoration de 10 % en faveur des retraités percevant 20 000 DA ou moins, et de 5 % pour les pensions supérieures à ce montant, conformément au communiqué officiel. Très attendues par de nombreux retraités, ces mesures s’inscrivent dans une dynamique d’amélioration progressive du niveau des pensions et de préservation du pouvoir d’achat.
Un soutien renforcé pour les jeunes
Dans le même temps, le Conseil des ministres, a porté l’allocation chômage de 15 000 DA à 18 000 DA. Cette allocation est, dorénavant, versée pour une durée minimale d’une année renouvelable, avec la possibilité d’être versée pendant deux années complètes, en fonction des conditions définies par la réglementation. Les modalités de renouvellement du dossier, précédemment prévues tous les six mois, ont, en conséquence, été révisées, dans l’optique de simplifier les démarches pour les bénéficiaires.
L’allocation chômage est un mécanisme institutionnel, installé en 2022, destiné à soutenir financièrement les demandeurs d’emploi, en particulier les jeunes âgés de 19 à 40 ans n’ayant jamais exercé d’activité professionnelle, avec un accent particulier sur les étudiants diplômés, en vue d’accompagner leur transition entre la formation et l’intégration sur le marché du travail. Les prétendants de cette allocation sont soumis à d’autres conditions d’éligibilité strictes, telles que définies par le décret officiel y afférent. A cet égard, le Président a fait ressortir la nécessité d’un suivi rigoureux assuré par les institutions compétentes, notamment l’Agence nationale de l’emploi (ANEMANEM Agence nationale de l’Emploi), afin de garantir la cohérence des parcours et l’orientation vers les opportunités professionnelles disponibles.
Un pas inédit pour les femmes
Sur un autre volet, le congé de maternité a été allongé en application de la loi relative aux assurances sociales, promulguée le 19 juillet 2025. Cette disposition intervient après l’instruction donnée par le président de la République, en janvier 2025, en faveur de l’extension de ce congé. Cette nouvelle législation garantit une couverture complète du salaire pendant 150 jours consécutifs, assortie d’une indemnité journalière couvrant la totalité du salaire (100 %). Il s’agit d’une évolution sans précédent dans la législation nationale. L’objectif de cette loi est de permettre à la femme active de concilier plus sereinement ses responsabilités professionnelles et familiales. A ce titre, cette période peut débuter au plus tôt 42 jours avant la date présumée de l’accouchement, et si celui-ci survient avant la date prévue, la durée d’indemnisation de 150 jours n’est pas réduite.
La loi permet aux mères dont l’enfant présente un handicap, une malformation ou une maladie grave de prolonger leur congé maternité : 50 jours supplémentaires dès avant la fin des 150 jours légaux, avec maintien de l’indemnité et, si nécessaire, une seconde prolongation jusqu’à 165 jours supplémentaires sur justificatif médical.
Sur un autre plan, dans le cadre des préparatifs de l’Aïd El-Adha 2025, le président de la République a ordonné, lors du Conseil des ministres tenu le 9 mars, l’élaboration d’un cahier des charges en vue du lancement d’une consultation internationale portant sur l’importation d’un million de têtes de bétail. Cette mesure tend à stabiliser les prix des sacrifices et à permettre à la classe moyenne d’accomplir cette tradition religieuse dans des conditions accessibles. Les prix de vente des moutons importés pour cette occasion ont été officiellement fixés à 40 000 DA.
Cette initiative gouvernementale s’inscrit, donc, officiellement, dans une réponse directe à la hausse des prix des moutons de sacrifice observée sur le marché national et à la forte demande enregistrée à l’approche de cette échéance. Les moutons ont été répartis sur plusieurs ports, puis redistribués vers les wilayas, sous la supervision des walis et de commissions locales. La vente a également été assurée via les services sociaux des entreprises et établissements pour garantir une distribution organisée et coordonnée.
Gestion «rapide» du programme AADL
Sur le plan du logement, le troisième programme de la formule de location-vente AADL 3 a constitué l’une des principales initiatives sociales, passant, progressivement, de la phase de traitement numérique des dossiers à la réalisation effective des logements sur le terrain. Selon les chiffres arrêtés au 22 décembre 2025, ce programme a déjà dépassé ses engagements initiaux, avec plus de 80 105 logements implantés dans 26 wilayas, dans le cadre d’un projet destiné à la construction de près de 500 000 unités, soutenus par des enveloppes financières conséquentes.
Le rythme de réalisation a connu une accélération remarquable suite aux orientations du ministère de l’Habitat et au suivi constant assuré par les cadres de l’AADL. Cette mobilisation a permis d’élargir l’opération de localisation à d’autres wilayas, portant le nombre de logements implantés à des niveaux largement supérieurs aux prévisions initiales.
Il convient de rappeler que le coup d’envoi national du programme AADL 3 avait été donné à la suite de la visite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans la wilaya de Constantine, le 20 novembre 2025. La première tranche du programme a concerné 46 000 logements, dont 8 050 unités implantées au pôle urbain de Sissaoui, dans la wilaya en question. Par ailleurs, le ministre de l’Habitat, Mohamed Tarek Belaribi, avait supervisé, le 15 décembre dernier, la pose de la première pierre pour la construction de 20 000 logements AADL 3 au pôle urbain de Sidi Hallou, dans la wilaya de Boumerdès, l’un des plus importants projets programmés dans le cadre de cette formule.
L’arrêté interministériel du 24 novembre 2025 précise les modalités de calcul du prix des logements destinés à la location-vente ainsi que les différentes formes d’aides accordées par l’Etat. Le coût final du logement est établi sur la base du prix du foncier relevant du domaine privé de l’Etat, des coûts des études, des travaux de construction et de la viabilisation tertiaire.
Il est également prévu que les bénéficiaires profitent de plusieurs avantages, notamment une cession du terrain à sa valeur vénale, une aide frontale de 700 000 DA par logement, une réduction de 1 000 DA par mètre carré sur le coût de construction, de même qu’une prise en charge totale des travaux de viabilisation tertiaire. Du reste, le Trésor public assure la bonification intégrale des taux d’intérêt et des intérêts intercalaires des crédits octroyés pour la réalisation des logements relevant des demandes enregistrées en 2024.
Le bénéficiaire est tenu de s’acquitter du solde du coût final du logement après déduction de l’ensemble des aides accordées par l’Etat. Le montant de la première tranche des logements du programme AADL 3 a été arrêté à 343 000 DA pour les logements de type F3 et à 431 500 DA pour ceux de type F4, somme à régler en deux versements.