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Pourquoi Pompeo spécule-t-il en pleine COVID-19 ?

Pourquoi Pompeo spécule-t-il en pleine COVID-19 ?

L’ancien conseiller national adjoint pour les Communications stratégiques et les Discours des Etats-Unis, Ben Rhodes, a ouvertement critiqué Mike Pompeo et ses acolytes qui ne cessent de stigmatiser la Chine à propos de l’épidémie de COVID-19.

Ben Rhodes a fait remarquer qu’aucun pays au monde ne qualifie le nouveau coronavirus de « virus chinois » ou de « virus de Wuhan » et qu’il ne s’agit pas du tout d’une stratégie géopolitique.
En tant que « pionnier » anti-chinois dans l’actuelle administration américaine, Mike Pompeo s’illustre par des propos d’une indécence notoire depuis le début de l’épidémie. Il a plusieurs fois utilisé publiquement le terme « virus de Wuhan » et a tenté de l’intégrer dans la déclaration à l’issue de la réunion de ministres des Affaires étrangères du G7. Il a calomnié le Parti communiste chinois et le système politique chinois, les qualifiant d’une « menace de l’époque ».
Alors que Pompeo et sa bande débitent des mensonges, la situation de l’épidémie dégénère aux Etats-Unis. Selon les derniers chiffres de l’Université Johns Hopkins, jusqu’à 6h20 du 29 mars (heure de Beijing), le nombre de cas confirmés de COVID-19 aux États-Unis avait dépassé 120 000, et le nombre de décès était supérieur à 2000. Les États-Unis deviennent le nouvel épicentre de la pandémie de COVID-19.
Visiblement, le président américain Donald Trump commence à participer plus activement à la coopération internationale de COVID-19. Dans un entretien téléphonique avec le président Xi Jinping, Donald Trump a rassuré son homologue chinois de son engagement personnel dans la lutte contre le COVID-19 qui devrait désormais se faire en coopération avec la Chine.
Il a promis d’éliminer tous les obstacles qui se dressent contre la réalisation de cet engagement. Message que Pompeo n’a apparemment pas compris. Pourquoi le secrétaire d’Etat américain n’écoute pas son président ? S’interroge-t-on au sein de l’opinion internationale.

D’après de nombreux experts des questions internationales, Mike Pompeo est un opportuniste. Depuis sa nomination au poste du secrétaire d’Etat, il s’affiche comme un « homme dur envers la Chine ».

Son calcul, répondre aux besoins des groupes d’intérêt et accumuler des ressources pour obtenir un poste supérieur. Selon des médias américains, lors de l’enquête sur la destitution du président Trump en novembre dernier, Mike Pompeo a officiellement répété à trois législateurs républicains qu’il était prêt à quitter son poste actuel pour décrocher un siège de sénateur dans l’état du Kansas. Pour les analystes, Pompeo veut s’éloigner de l’Administration Trump pour se lancer dans la course présidentielle.
Une stratégie qui en dit long.

Pourquoi Pompeo attaque sans cesse la Chine depuis l’épidémie ? Parce qu’il veut gagner du capital politique et réaliser son plan dans un échiquier politique américain déstabilisé par l’épidémie. 

En d’autres termes, selon Pompeo, plus la situation politique serait chaotique aux Etats-Unis, plus augmenteraient ses chances de réussir. Telle est sa motivation de spéculer en pleine période de crise sanitaire. En tant que chef de la diplomatie américaine, Pompeo joue avec la vie de ses compatriotes. Les internautes indignés lui ont laissé des commentaires sur ses comptes des réseaux sociaux tels que « Arrêtez vos discours racistes ! » « Votre discours est le virus Pompeo. » « Qu’avez-vous fait pour les Etats-Unis ? Allez démissionner ! »
Selon la déclaration du récent sommet du G20, la tâche la plus urgente est de gérer l’épidémie et ses effets néfastes sur la santé publique, la société et l’économie. En ce temps difficile où l’idée du consensus doit s’imposer, c’est le moment choisi par Pompeo pour créer des tensions, sans queue ni tête. Selon des observateurs, Pompeo a apporté sur la scène diplomatique ses vieilles pratiques auxquelles il avait recours pendant son mandat à la CIA : mensonge, tromperie et vol. Des pratiques qui risquent d’isoler les Etats-Unis sur la scène internationale, et rendent difficile la lutte contre l’épidémie.


Selon Foreign Policy, le Département d’Etat américain a chargé ses diplomates de faire pression sur des gouvernements et entreprises étrangers pour augmenter leur exportation des matériels médicaux vers les Etats-Unis.

D’un côté, Pompeo attise le mécontentement et les tensions un peu partout dans le monde, d’un autre côté, les Etats-Unis cherchent désespérément des aides des pays étrangers. Une dichotomie qui ne profitera pas aux Etats-Unis.
« C’est une honte pour les Etats-Unis d’avoir à la tête de leur diplomatie un politicien aussi mal honnête », disent les analystes. A l’heure actuelle, les Etats-Unis traversent une période épidémique majeure, et risqueraient de l’intérêt public s’ils ne font rien pour arrêter la « folie » de Pompeo.

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