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Nationale

Pourquoi le réseau mobile a baissé ces derniers jours à Alger

Pourquoi le réseau mobile a baissé ces derniers jours à Alger

Une société privée de la téléphonie mobile a été victime d’un grand cambriolage, soit de dizaines de grosses batteries (extra longue durée), implantées dans des petites salles appelées « Salle d’opération » et qui assurent le contrôle des antennes relais qui, elles, se trouvent sur les terrasses des bâtiments, villas et autres édifices.

Ces batteries très spéciales étaient, par la suite, vendues et utilisées dans des embarcations pour l’émigration clandestine. Ces vols sont à l’origine de la baisse du niveau de débit du réseau de la téléphonie mobile récemment dans l’algérois.

Les services de police d’Alger ont traité une grosse affaire de création d’une bande de malfaiteurs, faux et usage de faux, abus de pouvoir, non-dénonciation de vols et fausse déclaration, dans laquelle quatre présumés escrocs ont été interpellés, tandis que trois quintaux de câbles en cuivre, 50 kg de plaquettes de cuivre appartenant à une société de téléphonie mobile et plus de sept millions de centimes ont été saisis. 

L’affaire a commencé il y a quelques jours seulement suite à un dépôt de plainte de représentants juridiques d’une société privée de téléphonie mobile au commissariat de police de Sidi M’hamed, après le vol de 8 grosses batteries dans des salles d’opération qui assurent le contrôle des antennes de relais plantées sur les terrasses des immeubles et des villas de plusieurs communes de la capitale.

Ouvrant une vaste enquête, les éléments de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Sidi M’hamed ont été alertés par lesdits représentants juridiques de la société avec de nouveaux renseignements judicieux.

En effet, la société privée victime de cette lourde affaire a signalé plusieurs disparitions d’autres batteries dans d’autres antennes de relais et dans de nombreux endroits de la capitale. Surtout, les représentants juridiques ont signalé aux policiers l’existence d’un véhicule utilitaire suspect qui, lors de chaque vol de batteries se trouve dans le coin.

Grâce à ces informations importantes, les enquêteurs de la police de Sidi M’hamed ont identifié le véhicule et son propriétaire qui n’est autre que le technicien travaillant dans ladite société privée de la téléphonie mobile.

Ce dernier a été appréhendé à bord de sa voiture, a expliqué la Sûreté d’Alger dans son communiqué d’hier.

Les policiers chargés de cette affaire ont récupéré plusieurs centaines de câbles en cuivre, des outils utilisés par les malfaiteurs pour arracher les batteries des antennes de relais. La perquisition du domicile du suspect a permis aux enquêteurs de saisir d’autres moyens utilisés par ce dernier et ses complices.

Lors de l’interrogatoire, le présumé cambrioleur a livré aux enquêteurs les noms de ses complices. Le second complice, également un technicien travaillant pour le compte de la société a été arrêté à son tour ; quant au troisième, il a été appréhendé devant son domicile après une souricière tendue par les policiers.

La perquisition du domicile de malfaiteur a permis aux policiers de récupérer deux grosses batteries volées à la société et une somme de 7, 3 millions de centimes.

Le dernier acolyte a été arrêté suite à la perquisition de son domicile qui s’est soldée par la récupération de trois quintaux de câbles en cuivre et 50 plaquettes de cuivre appartenant à la société privée.

Cette affaire élucidée par les policiers de Sidi M’hamed a permis, en outre, de faire la lumière sur le grand trafic auquel s’adonnaient les deux techniciens. Ces derniers ont profité de leurs postes pour éloigner les soupçons des services de sécurité et ceux des responsables de la société.

Du fait de leur parfaite connaissance du maniement des antennes de relais, ils ont pu passer à l’acte en subtilisant, sans grand souci, les batteries avant de les vendre au marché noir et à des réseaux de contrebande, car les câbles en cuivre sont destinés à la contrebande hors du territoire national. Présentés hier à la justice, les deux techniciens ont été écroués tandis que leurs deux acolytes ont été placés sous contrôle judiciaire en attendant le procès.

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