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Culture

Pour la sauvegarde d’un patrimoine

Pour la sauvegarde d’un patrimoine

Ouvert ce mardi 15 novembre à l’université Adrar pour deux jours, le colloque international Les manuscrits algériens dans l’Ouest africain, initié par le laboratoire des manuscrits algériens en Afrique de la même université, porte sur la contribution de ces manuscrits dans la propagation de la civilisation humaine dans l’histoire.

Dans sa communication, Kacem Djakati, enseignant à l’université Cheikh Anta Diop du Sénégal, a évoqué le rôle des manuscrits du cheikh Abdelkrim El Maghili et ses efforts dans la consolidation des relations historiques entre l’Algérie et les pays de l’Afrique de l’Ouest à la faveur de sa mission d’enseignement et de rayonnement religieux, avant d’appeler à mettre en valeur ces ouvrages et documents historiques « qui constituent des repères civilisationnels saillants dans l’histoire de l’humanité ».

Sami Madhi, de l’université El Moustansiriya d’Irak a, de son côté, passé en revue l’interprétation méthodique du manuscrit de la grammaire arabe Elfiate Ibn Malek, mettant en relief l’importante vérification du corpus et la prise en charge des manuscrits dans les pays arabes, rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

Tayeb Ouazzani, de l’université Abdelmalek Saâdi du Maroc, a loué, lui, les efforts des hommes de culte soufis d’Algérie et du Maroc, à l’instar des manuscrits de l’érudit algérien Ahmed Ben Rached El Meliani qui a légué de riches manuscrits versés dans le soufisme et la place vénérée qu’il incarne parmi les chercheurs marocains en soufisme.

L’intervenant Ahmed Bousaïd de l’université d’Adrar s’est, pour sa part, penché sur les rapports des orientalistes français avec le manuscrit algérien, en étudiant des rapports de William McGuckin, connu sou le nom de Baron de Slane, traitant des manuscrits algériens, avant de relever que cet orientaliste a recensé près de 700 manuscrits arabes dans la bibliothèque d’Alger, classé plus de 2.500 manuscrits dans la bibliothèque de Constantine, en plus de 4.500 documents détenus par les familles Fekkoune et Bachtarzi.

Déjà en 2013, lors du même colloque, le docteur Moulay Ahmed, de l’université d’Oran et membre de l’instance chargée des manuscrits islamiques à l’université de Cambridge au Royaum-Uni, a soulevé l’importance de la numérisation dans la conservation des manuscrits et la facilité de leur récupération et publication, afin d’en faire profiter le plus grand nombre de personnes.

La rencontre actuelle a réuni des chercheurs et des anthropologues de pays arabes, d’Afrique et d’Algérie, elle vise à mettre en évidence la valorisation des manuscrits algériens, leur rôle dans le rayonnement culturel et civilisationnel et débattre de la préparation d’un programme de recherche scientifique en manuscrits, selon le directeur du laboratoire des manuscrits algériens en Afrique, Ahmed Djaafri.

Durant ces deux jours de débat et de réflexion, il s’agira de traiter la protection réglementaire des manuscrits, le manuscrit algérien, les obstacles de préservation de ce patrimoine par l’exploitation des nouvelles technologies numériques en Algérie.

Dans ce contexte, le calligraphe algérien Mohamed Bensaid Cherifi sera honoré, il obtiendra l’écusson de L’encrier du patrimoine, décerné par le laboratoire des manuscrits algériens en Afrique, comme une reconnaissance à son parcours lié à la calligraphie arabe. 

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