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Nationale

Pomme de terre : Une production record cette année

Pomme de terre : Une production record cette année
Émergence de nouveaux pôles de production.

Une moyenne de production de pomme de terre de 400 quintaux à l’hectare est enregistrée cette année, certaines variétés ayant même dépassé ce niveau. Ces résultats sont le fruit de l’augmentation des superficies cultivées et de l’émergence de nouveaux pôles de production.

Une progression de la production qui place l’Algérie parmi les producteurs les plus importants de la région. En plus des zones de production connues, à l’instar de Mostaganem, Oued Souf et Biskra, d’autres régions du pays ont émergé en pôle de production, comme c’est le cas pour Aflou, dans la wilaya de Laghouat, augmentant ainsi les surfaces cultivées et par-là même les niveaux de production. Selon le président de la Chambre d’agriculture de la wilaya d’Alger, Ibrahim Djeribia, cette année, « nous enregistrons une production record « avec des rendements de 400 quintaux/hectare, avec certaines variétés qui ont dépassé ces niveaux.

Evoquant la dynamique qu’a enregistrée le secteur de l’agriculture ces dernières années, qui a notamment permis de satisfaire 90 % de nos besoins en produits agricoles, il a indiqué que la pomme de terre est produite tout au long de l’année au niveau de certaines zones, et que les agriculteurs ont gagné en technicité et maîtrisent l’itinéraire technique. La grande appréhension pour les agriculteurs reste, cependant, l’écoulement de cette grande production.

C’est dans cette optique qu’il a souligné la nécessité d’accompagner cet élan en évitant aux agriculteurs d’éventuelles pertes. M. Djeribia, a dans ce sens, préconisé de travailler sur deux segments, à savoir le développement de la transformation, qui apporte de la valeur ajoutée, et l’ouverture de l’export.

« Si on sait gérer des crises, il faut aussi gérer l’abondance », a-t-il précisé. Notant que la transformation de la pomme de terre reste « timide », il a fait part de l’ouverture prochaine de deux usines de transformation, lesquelles vont sans doute renforcer les capacités du pays en la matière. « C’est une bonne chose, mais il faut faire plus en vue d’absorber la grande production », a ajouté M. Djeribia.

L’exportation est perçue aussi comme une solution pour écouler toute la production. Selon lui, il est nécessaire d’aller vers l’exportation de la pomme de terre, notamment au niveau des marchés africains. L’exportation ne doit cependant pas se limiter à l’exportation des excédents. « L’exportation doit être une politique et non pas une option », a précisé le président de la Chambre d’agriculture de la wilaya d’Alger, notant que ces solutions concernent aussi d’autres filières où l’on enregistre des surplus de production, à l’exemple des agrumes. Car ce qui est important, selon lui, c’est de garantir la disponibilité des produits à des prix abordables au niveau local mais surtout d’éviter toute perte pour les agriculteurs qui vendent la pomme de terre à 15 DA le kilo, notamment quand il y a une surproduction.

Signalant les progrès enregistrés par le secteur de l’agriculture qui contribue au PIB à hauteur de 15 %, le président de la Chambre d’agriculture d’Alger a exprimé son optimisme à la lumière des mesures prises et de l’intérêt porté au secteur de l’agriculture par les hautes autorités du pays, mais aussi au « pragmatisme du premier responsable du ministère de l’Agriculture » qui implique les professionnels du secteur.



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