PME africaines : l’Algérie et le Nigeria pilotent le fonds Ubuntu Susu
Porté par l’Association panafricaine des PME, le nouveau Fonds continental Ubuntu Susu s’apprête à propulser l’entrepreneuriat africain sur le devant de la scène internationale. Coordonné par le Nigeria à la présidence et l’Algérie à la vice-présidence, ce dispositif novateur ambitionne de fédérer capitaux, technologies et marchés pour transformer durablement le tissu économique du continent.
Le fonds, dont la présidence est confiée au Nigeria et la vice-présidence à l’Algérie, sera officiellement lancé au mois de novembre 2026, au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie.
Ce projet continental vise à créer une nouvelle plate-forme africaine qui ne se limite pas au financement mais qui ambitionne de renforcer les capacités des PME et des start-up, d’encourager l’innovation et l’entrepreneuriat et de faciliter l’accès à l’investissement, aux marchés, aux technologies et aux expertises, a indiqué hier l’AAASME dans un communiqué, précisant que la réunion inaugurale a réuni 27 personnalités et représentants issus d’une vingtaine de pays, illustrant ainsi la dimension continentale de l’initiative et l’intérêt croissant qu’elle suscite.
Le Nigeria assure la présidence, tandis que l’Algérie assure la vice-présidence, à travers le président du Centre arabo-africain d’investissement et de développement (CAAID), Amine Mohamed Boutalbi.
« Cette configuration constitue un message important quant à la volonté de mettre en place une direction africaine inclusive, réunissant les différentes régions du continent et mobilisant leurs expertises et leurs capacités au service du secteur privé et des petites et moyennes entreprises », a précisé l’association africaine des PME. Elle poursuit en ajoutant que cette direction s’appuie également sur un groupe de personnalités africaines représentant les différentes régions africaines, « dans le cadre d’une vision fondée sur l’intégration africaine et l’échange d’expertises, de ressources et d’opportunités ».
L’expérience algérienne au service de l’ambition africaine
Le rôle de l’Algérie dans le fonds Ubuntu Susu a été mis en avant par l’association. Ce rôle « s’inscrit dans le cadre d’une expérience nationale croissante en matière de soutien aux PME, aux start-up, à l’innovation et à l’entrepreneuriat, ainsi que de développement des mécanismes de financement, d’accompagnement et d’encouragement des jeunes et des porteurs de projets à transformer leurs idées en entreprises et en projets capables de se développer ».
« A travers sa participation à la direction de cette initiative, l’Algérie entend contribuer à l’échange d’expériences, au transfert des connaissances et des technologies, au développement des compétences, ainsi qu’au rapprochement entre les entreprises algériennes et leurs homologues africaines, ouvrant de nouvelles perspectives de coopération dans les domaines de l’investissement, de l’exportation, de l’innovation et de la transformation numérique », a-t-on ajouté, l’ambition de la création d’Ubuntu Susu étant de bâtir une plate-forme économique africaine réunissant financement, investissement, expertise, technologie et marchés.
Cette plate-forme permettra à l’entreprise africaine de passer « de l’idée au projet, du projet à l’entreprise, de l’entreprise au marché, du marché national au marché africain et mondial ».
Selon la même source, Ubuntu Susu repose sur une philosophie claire, soit « African Solutions to African Problems » (Des solutions africaines aux problèmes africains).
Convaincu que l’Afrique n’a pas seulement besoin de financements, « Ubuntu Susu entend devenir une plate-forme réunissant le capital africain, l’expertise africaine, l’innovation africaine et les marchés africains ».