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Plusieurs sociétés étrangères annulent leurs contrats

Plusieurs sociétés étrangères annulent leurs contrats

Lors de la visite du SG de l’ONU, Ban Ki moon, dans les camps de réfugiés sahraouis le 5 mars dernier, le gouvernement de la RASD a déposé auprès de celui-ci les coordonnées graphiques et tracés exacts de sa zone économique exclusive (ZEE).

Les coordonnées et les cartes montrant les limites extérieures de la ZEE vont être ensuite communiquées à tous les Etats membres de l’ONU par leurs missions permanentes à New York, a déclaré le Front Polisario dans un communiqué de presse.

Les 200 miles nautiques de la déclaration de la Zone économique exclusive (ZEE) au large du Sahara occidental, ont été initialement déposés le 22 janvier 2009, mais sans définir précisément les frontières maritimes avec le Maroc, l’Espagne et la Mauritanie, ou les extensions dans les eaux internationales.

En clarifiant les limites extérieures de la ZEE du Sahara occidental, le gouvernement de la RASD indique clairement qu’il ne veut pas tolérer l’exploitation illégale de ses ressources naturelles, y compris les riches ressources halieutiques en mer, ni les efforts déployés par le Maroc et les entreprises étrangères complices pour explorer les ressources des fonds marins dans les eaux du Sahara occidental, dit la déclaration.

L’occupation est renforcée par le pillage, contraire à l’éthique, du territoire par le Maroc. L’ONU a déclaré en 2002 que toute exploration ou exploitation à venir des ressources minérales serait en violation du droit international.

Pourtant, des Sahraouis dans les territoires occupés, qui, dans une large mesure, sont au chômage et marginalisés dans leur propre pays, ont observé comment des hommes d’affaires saoudiens se sont rendus hier à Laâyoune et Dakhla, pour y prospecter et investir dans un territoire non reconnu par l’ONU.

Ces territoires sont tout simplement un paradis fiscal dont profitent plus de 5 000 entreprises marocaines domiciliées au Sahara occidental pour échapper à l’impôt, selon un document officiel de la province de Lâayoune.

Des sociétés étrangères quittent les territoires occupés

Il y a quelques jours, le fonds de pension du gouvernement norvégien a exclu San LeonEnergy Plc de ses portefeuilles de placement. La société est exclue sur la base d’une évaluation du risque de violations particulièrement graves des normes éthiques fondamentales, peut-on lire sur la page web de la Norges Bank.

L’annonce a été publiée avec une recommandation d’exclusion de 14 pages par le Conseil éthique du Fonds. San Leon a entrepris la première opération de forage à terre de l’histoire du Sahara occidental sous occupation marocaine.

Le forage a eu lieu dans la plus grande partie du bloc Tarfaya, situé au Sahara occidental. En septembre 2015, la société a annoncé qu’elle avait trouvé du gaz et qu’elle avait l’intention de renouveler son permis d’exploration pour entreprendre d’autres relevés sismiques sur le site.

Le fabricant d’engrais lituanien Lifosa, l’un des plus gros acheteurs de phosphates du Sahara occidental depuis l’occupation par le Maroc, va mettre fin aux importations en provenance de ce territoire.

« Le groupe n’a pas l’intention d’acheter du minerai de phosphates du Sahara occidental en 2016, ni dans un avenir prévisible », a écrit EuroChem à Western Sahara Resource Watch le 16 février dernier.

Le fabricant d’engrais russe EuroChem est la société mère de Lifosa, enregistré en Suisse. Lifosa, a été l’un des plus grands importateurs de phosphates du Sahara occidental. Au cours des sept dernières années, la société a commercialisé plus de 2 millions de tonnes d’or blanc du Sahara occidental.

Le rapport WSRW « P pour Pillage » de 2014 a classé Lifosa comme le deuxième plus grand importateur du monde pour l’année.WSRW est en contact avec Lifosa et ses propriétaires EuroChem Group depuis 2010. Les réticences de l’entreprise à répondre aux questions de WSRW ont entraîné son retrait de la liste des sociétés socialement responsables de l’ONU en juin 2011.

Aujourd’hui, EuroChem a décidé de cesser toute importation du Sahara occidental à partir de 2016. Lifosa était le dernier importateur européen des phosphates du Sahara occidental. Avec le retrait de la compagnie, toutes les expéditions de la marchandise controversée cessent en Europe.

En 2013, la société australienne impact Fertilizers avait aussi annoncé la fin de ses achats – là encore une propriété suisse. Les compagnies de fertilisants de Norvège, Allemagne et États-Unis ont elles aussi stoppé leurs achats du Sahara occidental occupé.

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