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Nationale

Plusieurs actions commémoratives et beaucoup d’émotion

Plusieurs actions commémoratives  et beaucoup d’émotion

Les Tizi-Ouziens, dont la loyauté et la fidélité à la déclaration de Novembre 1954, rédigée et tirée à la ronéo à Ighil-Imoula, et à l’action armée du 1er Novembre, font l’unanimité nationale, ont fêté en grandes pompes le 61e anniversaire de cet événement phare de la nation algérienne.

Cette année, la commémoration a été non seulement traduite par plusieurs actions, mais aussi vécue presque dans le moindre recoin du territoire de la wilaya. Au chef-lieu de wilaya, le coup d’envoi des festivités commémoratives a été donné à 14 heures par les femmes activant au sein de l’association des filles et veuves de Chouhada et ayant-droit. 

Leur action a été traduite par une marche du centre-ville à la place de l’Olivier où elles ont procédé, après avoir observé une minute de silence à la mémoire des martyrs, au dépôt d’une gerbe de fleurs au monument aux morts. Durant toute leur marche sur le boulevard Laârbi Ben M’hidi, les services d’ordre de la police ont procédé à l’interruption de la circulation automobile.

Dans l’après-midi, ce fut au tour de Nourredine Aït-Hammouda de marquer l’événement en animant une conférence dans le grand espace du bureau communal de son parti de Tizi-Ouzou-ville autour du thème « Le 1er novembre : espoir et trahison ». Il convient de signaler qu’en dépit de sa largesse, cet espace se révéla trop exigüe pour contenir toute l’assistance venue écouter le fils du colonel de l’ALN.

Il faut reconnaître aussi que la conférence de Nourredine Amirouche a été d’une grande teneur politique et historique. En début de soirée, plus exactement à 18 heures, c’est le gigantesque salon de la wilaya qui fut le lieu de rendez-vous.

En effet, la famille révolutionnaire y fut invitée par Brahim Mered. Etaient présents à cette rencontre l’ensemble des autorités civiles et militaires, des personnalités politiques et la société civile. Ce rappel du 1er Novembre 1954 fut poursuivi par un dîner offert en l’honneur des membres de cette famille révolutionnaire et une soirée musicale, où le vers patriotique a été de rigueur.

Cette soirée fut abritée par l’espace du Théâtre Régional Kateb Yacine de Tizi-Ouzou. A zéro heure, les autorités, à leur tête, Brahim Mered, la famille révolutionnaire et les nombreux citoyens, anonymes ou non, se retrouvèrent à la place de l’Olivier où ils assistèrent à un gigantesque feu d’artifice.

A Tigzirt sur mer, au cours de la journée, le rendez-vous commémoratif, qui fut abrité par le cinéma « Le Mizrana », fut traduit par une exposition de documents écrits et photographiques d’une richesse incontestable.

Les photographies à elles seules témoignent de l’atrocité de la guerre dans cette région maritime et ses environs forestiers, de l’engagement de ses hommes et femmes. Le nombre de portraits d’hommes et de femmes tombées au champ d’honneur ou ayant succombés à la torture vous donne la chair de poule.

Certaines photos exposées datées de la guerre d’indépendance et montrant des écoliers en rang dans une cour d’école vous renseignent parfaitement sur la grande indigence des familles algériennes. L’indigence est prouvée par les habits portés par ces éleves.

La tenue vestimentaire de ces enfants algériens de l’époque coloniale est celle que portent nos écoliers aujourd’hui ; le contraste est frappant. C’est ce même contraste qui peut aussi renseigner le mieux sur la valeur exacte de l’indépendance d’un peuple. 

Dans la commune rurale de Boudjima, l’événement couvert par Le Jeune Indépendant est celui vécu au village de Tikaâtine lequel a porté sur l’inauguration d’une plaque commémorative à la mémoire des 35 martyrs de la révolution enfantés par trois villages : le village de (Tikaâtine), Aït-Hamidouche et Aït-Amar-Moussa. Et à cette occasion, les chants religieux, des chants patriotiques, des témoignages sur la guerre, une exposition de documents historiques et un couscous furent au tableau commémoratif.

A noter que sur renseignements pris sur place, cet événement grandiose fut l’œuvre des jeunes de ces trois villages, principalement Moh-Akli Besline, un élu de l’APC et Belaïd Boucetta, et un citoyen de Tikaâtine, lequel mène une vie professionnelle à Alger.

Pour la journée d’hier, l’événement fut marqué en premier lieu par une cérémonie de recueillement au monument aux morts de M’douha à la mémoire des martyrs. Tout comme les années précédentes, la cérémonie fut marquée par l’observation d’une minute de silence, suivre par le dépôt d’une gerbe de fleurs et de la levée des couleurs. Il va sans dire qu’aux côtés des autorités civiles et militaires, à leur tête, le wali, se tint une foule nombreuse parmi laquelle se trouvaient des personnalités scientifiques et culturelles.

En milieu de journée, enfin, la célébration du 61e anniversaire du déclenchement de la Guerre d’indépendance nationale fut marquée par un meeting animé à la place de l’ex-Mairie par Mustapha Mazouzi. Il a prononcé un discours qui fut suivi par une foule-venue nombreuse.

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