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Nationale

Plus d’une demi-tonne d’herbes « médicinales » saisies à Constantine

Plus d’une demi-tonne d’herbes « médicinales » saisies à Constantine

Plus d’une demi-tonne (535 kg) de produits commercialisés par les herboristes de Constantine a été saisie durant le premier semestre de l’année en cours. Cette saisie englobe, à en croire les services de la direction du commerce de la capitale de l’Est, différents types de produits dont essentiellement des herbes destinées, dans leur majeure partie selon les revendeurs, à la phytothérapie ou encore à la médecine douce.

Une pratique traditionnelle alternative à la médecine moderne, qui a trouvé un essor considérable ces dernières années en l’absence d’un contrôle rigoureux des parties concernées.

D’après les chiffres fournis par les brigades de contrôle et de répression des fraudes de la direction du commerce de la wilaya, le montant de ces prises s’élève à plus de 3 millions de DA. Plus d’une soixantaine d’interventions ont été opérées par lesdites brigades et qui se sont surtout soldées, en plus des saisies, par la fermeture de quatre herboristeries.
Ces derniers mois, les services de contrôle et de la répression des fraudes ont intensifié leurs sorties, notamment après la publication de l’instruction ministérielle portant sur l’interdiction et l’arrêt immédiat, par les commerçants exerçant l’activité de préparation, de conditionnement ou de vente d’herbes, de toute promotion de leurs produits dans les médias, en sus de la suspension de l’importation de mixtures à base d’herbes.
Des sorties ont été par ailleurs prévues par les mêmes services en association avec ceux du ministère de la Santé en vue de procéder aux contrôle des officines pharmaceutiques tenues, de leur côté, de s’abstenir de vendre des produits non conformes à la législation en vigueur.

En effet, l’affaire RHB continue de faire du bruit à Constantine. Le complément alimentaire à l’origine d’une polémique qui avait duré plusieurs mois du temps de l’ex-ministre de la Santé Abdelmalek Boudiaf, est à l’origine d’une « prise de conscience » en haut lieu. Cette affaire, provoquée par la commercialisation d’un produit destiné aux diabétiques, qualifié par son inventeur Toufik Zaïbet de médicament avant de le faire passer, après polémique, pour un complément alimentaire, avait poussé les départements ministériels concernés, notamment celui du Commerce, à engager une procédure à l’échelle nationale visant à mettre un terme à l’anarchie dans le domaine de la phytothérapie, investi depuis quelques années par plusieurs personnes souvent peu, très peu qualifiées.

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