Plus de voix à l’ONU réclament un cessez-le-feu humanitaire à Gaza : L’alliance israélo-américaine esseulée – Le Jeune Indépendant
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Plus de voix à l’ONU réclament un cessez-le-feu humanitaire à Gaza : L’alliance israélo-américaine esseulée

Plus de voix à l’ONU réclament un cessez-le-feu humanitaire à Gaza : L’alliance israélo-américaine esseulée

L’Assemblée générale de l’ONU veut faire pression sur Israël et son allié américain en réclamant «un cessez-le-feu humanitaire immédiat» à Gaza, après que le Conseil de sécurité eut échoué. La résolution proposée mardi a obtenu 10 voix contre, dont celles d’Israël et des Etats-Unis. En revanche, ils étaient plus nombreux à dire oui (153) au cessez-le-feu, appelant à une trêve humanitaire immédiate et durable. Des positions qui mettent en évidence l’isolement des deux alliés, selon les analystes.

L’armée d’occupation sioniste s’acharne davantage sur les civils dans la bande de Gaza. Les israéliens, qui ne parviennent pas à faire face à la résilience de la résistance palestinienne depuis le début de l’opération terrestre, s’obstinent à bombarder les infrastructures civiles et les habitations, afin d’obliger les palestiniens à quitter leur terre. Selon les Nations Unies (ONU), 1.9 million de gazaouis, soit 80% des habitants de l’enclave palestinienne, ont été forcés par l’armée israélienne à quitter leurs maisons et leurs régions. Ces agissements terroristes s’apparentent selon les lois internationales et la Convention de Genève à des crimes contre l’humanité.

Le drame humanitaire dans la bande de Gaza a fait réagir, ce mercredi, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, qui a tiré la sonnette d’alarme quant à une situation « au-delà de toute rupture », appelant au respect des normes internationales en matière de droits humains.

« C’est tellement précaire (…) Je ne sais pas si vous pouvez me donner un meilleur mot que précaire, extrêmement précaire », a dit aux journalistes à Genève M. Türk, ajoutant que la situation dans la ville palestinienne est « au bord de la rupture, ou bien au-delà ». L’agression sioniste a réduit une grande partie de Gaza en ruines et a causé la mort de pas moins de 18 500 personnes, principalement des femmes et des enfants, et de plus de 50 000 blessés, selon les autorités sanitaires palestiniennes.

L’ONU souligne que 1,9 million des 2,4 millions d’habitants du territoire ont été déplacés par l’agression sioniste barbare, dont la moitié sont des enfants. Les dirigeants humanitaires craignent que le territoire assiégé par les forces d’occupation sionistes ne soit bientôt submergé par la maladie et la famine. Pour le chef des droits de l’Homme des Nations unies « il y a un appel clair pour que tout le monde et les institutions internationales qui s’occupent de ce problème prennent cela très au sérieux ». Il s’exprimait à la fin d’un événement de deux jours à Genève marquant le 75e anniversaire de la signature de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

«C’est vraiment le message que nous devons transmettre à tout le monde: prenez les droits de l’Homme au sérieux, encore plus au sérieux. Et placez-les au cœur de votre élaboration et de vos décisions politiques», a-t-il dit. Les crimes contre la population civile dans la bande de Gaza, démontrant latrocité et le visage hideux de l’entité sioniste, ont été dénoncés par plusieurs pays, dont la Russie.

Moscou a appelé, après le veto américain de la honte, qui a bloqué une résolution au conseil de la sécurité appelant à un cessez le feu immédiat, à les Nations unies à convoquer une conférence internationale, en vue de mettre un terme à l’agression sioniste contre les Palestiniens à Gaza, soulignant que « cette option est le seul moyen à même de trouver une solution définitive pour ce conflit ».

Pour le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, la seule voie possible pour régler ce problème pour toujours et de manière juste est d’organiser une conférence internationale avec la participation obligatoire des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, de la Ligue arabe, de l’Organisation de coopération islamique (OCI) et du Conseil de coopération du Golfe.

Selon lui, l’ONU doit y jouer «le rôle clé ». « Je pars du principe que le secrétaire général de l’ONU », Antonio Guterres, est bien capable de prendre une telle initiative, a fait valoir M. Lavrov. Il a réitéré la position russe, à savoir le soutien à la création d’un Etat palestinien « solennellement promis » en 1948. Les déclarations de M. Lavrov interviennent alors que l’Assemblée générale de l’ONU a réclamé avant-hier un cessez-le-feu humanitaire immédiat dans la bande de Gaza, devenue selon elle l’enfer sur terre » en raison des bombardements sionistes incessants et des conditions humanitaires chaque jour plus terribles.

L’ONU réclame «un cessez-le-feu humanitaire immédiat»

L’Assemblée générale de l’ONU a réclamé mardi un cessez-le-feu humanitaire immédiat à Gaza, victime d’agression sioniste depuis le 7 octobre. Dans cette résolution adoptée par 153 voix pour, 10 contre, et 23 abstentions sur 193 États membres, l’Assemblée s’inquiète de la «situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza ». Répondant à une demande sans précédent du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres qui craint un «effondrement total de l’ordre public » dans le territoire palestinien, elle « exige un cessez-le-feu humanitaire immédiat », réclame la protection des civils et l’accès humanitaire.

Cette réunion spéciale de l’Assemblée générale a été réclamée par 21 pays après le véto américain vendredi à un projet de résolution du Conseil de sécurité réclamant ce même « cessez-le-feu humanitaire immédiat ». De nombreux pays et organisations de défense des droits humains avaient déploré l’échec de vendredi, y compris Antonio Guterres qui a décrit un Conseil de sécurité à l’autorité et la crédibilité «compromises ».

Le Conseil avait déjà mis plus d’un mois après le début de l’agression sioniste pour parler d’une seule voix, se contentant mi-novembre, après quatre textes rejetés, de demander des «pauses humanitaires ».   Cet appel à un cessez-le-feu a recueilli bien plus de voix que la résolution de fin octobre (120 voix pour, 14 contre et 45 abstentions).

Mais la machine à tuer israélienne continue de massacrer les civils, notamment les enfants qui représentent plus de 60% des victimes. Les bombardements massifs et aveugles de l’armée sioniste rendent la vie impossible dans l’enclave palestinienne sous blocus depuis plus de 16 ans. Les hôpitaux, les écoles, les routes et les camps de réfugiés sont systématiquement ciblés et détruits.

 Les infrastructures gravement impactées

En se basant sur des images satellite à haute résolution, l’Onu a indiqué que quelque 18% de toutes les structures de la bande de Gaza ont été endommagées depuis le début de l’agression sioniste.

«De plus, il y a eu une augmentation stupéfiante de 49% du nombre total de structures touchées depuis la dernière évaluation du 7 novembre 2023 », précise le Centre satellitaire des Nations unies (UNOSAT) à partir d’une image collectée le 26 novembre 2023 avec le satellite à très haute résolution WorldView-3.

Ces chiffres «soulignent la nécessité urgente d’un cessez-le-feu immédiat et d’un soutien pour faire face à la crise humanitaire croissante dans la bande de Gaza. L’impact sur les infrastructures civiles est évident, avec des milliers de maisons et d’installations essentiellement endommagées, souligne UNOSAT.

A la date du 26 novembre, UNOSAT a identifié « 10.049 structures détruites, 8.243 structures gravement endommagées et 19.087 structures modérément endommagées, soit un total de 37.379 structures affectées. Cela correspond à environ 18% du total des structures de la bande de Gaza », souligne le communiqué de l’agence. Les gouvernorats du nord de Gaza et de Gaza sont particulièrement préoccupants, car ils ont connu une augmentation substantielle des dégâts, ajoute encore l’agence. Pour le gouvernorat Nord de Gaza on compte 3.806 nouvelles structures endommagées, tandis que dans celui de Gaza on compte 6.243 structures endommagées.

« La ville de Gaza a notamment enregistré le plus grand nombre de structures nouvellement détruites, avec un total de 2.397 », précise UNOSAT. En comparant ces données avec notre évaluation du 7 novembre 2023, où UNOSAT a identifié 6.583 structures détruites, 6.062 structures gravement endommagées et 12.405 structures modérément endommagées, pour un total de 25.050 structures, soit une augmentation de 49% du nombre total de structures endommagées, soulignant l’impact croissant de l’agression sur les infrastructures civiles.

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